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13 février 2019

6 projets de loi à l’Assemblée et au Sénat GDR !

 

5 projets de loi à l’Assemblée

Lors des questions à l’Assemblée nationale, André Chassaigne appelle les membres de la majorité « à se montrer vraiment disruptifs » en votant les 5 propositions de loi des députés communistes le 7 mars prochain dans le cadre de la niche parlementaire annuelle du groupe. A. Chassaigne demande au 1er ministre si il « sera ouvert à ces 5 propositions de loi qui auraient tous les chances d’être adoptées si elles faisaient l’objet d’un référendum »

Le groupe défendra ces textes qui répondent à la soif de :

justice sociale, par l’augmentation du SMIC et des salaires, avec des mesures d’accompagnement pour les petites et moyennes entreprises ;

justice sociale encore, par un calcul plus juste de l’allocation aux adultes handicapés ;

justice fiscale, en rétablissant l’ISF et en améliorant la progressivité de l’impôt(Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, FI et SOC.) ;

justice climatique aussi, en responsabilisant les banques en matière d’environnement ;

justice républicaine, enfin, pour moraliser la vie publique en renforçant la peine d’inéligibilité des élus condamnés.

 

1 Proposition de loi des sénateurs communistes créant un statut de l’élu.

      mercredi 13 février 2019

Les sénateurs communistes ont tenu ce matin une conférence de presse de présentation de la proposition de loi créant un statut de l’élu communal.

      Ce statut doit faciliter l’accession du plus grand nombre aux fonctions électives, sans préjudice professionnel ou financier. Il doit permettre la représentation de la population dans toute sa diversité.

      L’idée de statut de l’élu territorial aujourd’hui encore fait peur, le mot même demeure un gros mot. C’est ainsi que, depuis trente ans, de promesse en engagements gouvernementaux, généralement aux alentours des congrès de l’AMF, on tourne autour et on atermoie.

      Créer un tel statut est le moyen :

      D’endiguer la dérive qui fait de l’élu territorial et particulièrement communal, dans l’exercice de ses fonctions – fonctions exercées au nom de la collectivité et dans l’intérêt général – un simple citoyen ou un professionnel.

      De mieux garantir la disponibilité des élus, avec l’extension du congé électif, le renforcement du crédit d’heures et du droit d’absence pour les élus salariés.

      D’assurer et de financer la formation des élus.

      D’assurer la sécurité de l’exercice du mandat en revalorisant notamment les indemnités des maires et adjoints des communes de moins de 20 000 habitants, et en étendant le remboursement des frais de garde d’enfant ou d’assistance aux personnes âgées ou handicapées.

      De supprimer les pratiques et dispositions augmentant la fiscalité et les cotisations assises sur les indemnités des élus municipaux.

      D’assurer les conditions du débat démocratique par diverses dispositions visant à équilibrer les moyens et l’information de l’opposition, seul moyen de faire vivre la démocratie représentative.

Par pcfvlr le 13 février, 2019 dans Non classé
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4 février 2019

Un aéroport est un bien commun

pegaseIl faudra que l’asso pégase suive cela de prêt !

 

Croissance et transformation des entreprises : question préalable -

Par Fabien Gay  / 29 janvier 2019. Questions SENAT  au gouvernement

Monsieur le ministre, je sais votre impatience que ce projet de loi soit adopté. Vous l’avez maintes fois répété, ici même, dans de nombreux médias, car il serait, selon vous, urgent de libérer les entreprises.

Mais le temps médiatique n’est pas le temps politique, et, vous en conviendrez, le buzz et la petite phrase ne font pas le débat politique. En près de dix ans, nous avons étudié six lois sur les entreprises, parfois sans attendre les effets de la précédente.

Avec PACTE, nous sommes face à un mastodonte de près de 200 articles, qui s’attaque, pêle-mêle, aux seuils sociaux, à la Caisse des dépôts et consignations, à l’intéressement et la participation, et, enfin, aux privatisations. Au moins dix projets de loi en un seul, donc !

Nous regrettons le temps restreint pour discuter et auditionner en commission spéciale, d’autant que la procédure accélérée et la procédure de législation en commission pour certains articles ont raccourci nos débats.

Oui, pour bien construire et voter une loi, il faut du temps. Et parfois, entre le dépôt et le vote à l’Assemblée nationale, puis ici au Sénat, les temps changent. Par exemple, un mouvement social s’est levé dans le pays, exigeant de la justice sociale, de la justice fiscale et une autre répartition des richesses. Pourquoi ne pas en parler, et peut-être légiférer sur une autre répartition des richesses créées par le travail, au chapitre III ?

D’ailleurs, nous ne sommes pas seuls à voir que le climat social a changé. J’ai noté cette phrase : « L’idée que le prix de la croissance, ce sont les inégalités, est une idée injuste et une idée fausse. Nous ne pouvons pas payer toujours plus de croissance par toujours plus d’inégalités. Et si les responsables politiques, les chefs d’entreprise, les décideurs n’en prennent pas conscience, ce sont les peuples qui nous en feront prendre conscience. » Ces mots prononcés mardi dernier lors de la deuxième édition des Rendez-vous de Bercy, ce sont les vôtres, monsieur le ministre !

Je souhaite développer ici une question précise : la privatisation d’ADP. Comme je pouvais le lire dans l’excellent quotidien national L’Humanité,… (Exclamations.)

Mme Éliane Assassi. Qu’il faut aider !

M. François Bonhomme. Il est en redressement judiciaire !

M. Jean-François Husson, rapporteur. Il faut se dépêcher de le lire ! (Sourires sur les travées du groupe Les Républicains et du groupe Union Centriste.)

M. Fabien Gay. … citant notre excellent rapporteur Michel Canevet, « on ne peut pas certifier qu’une majorité se dégagera dans un sens ni dans un autre sur la privatisation d’ADP ». Alors, essayons de dégager une majorité d’idées !

De quoi parlons-nous avec ADP ? Le groupe gère les 13 aéroports franciliens et détient des participations dans 26 aéroports de 30 pays différents. Ses revenus ont connu une augmentation annuelle moyenne de 3,8 %, et son résultat net a progressé de 10 %, depuis sa transformation en société anonyme.

Alors que 102 millions de passagers ont utilisé les aéroports franciliens en 2017, Roissy-Charles-de-Gaulle devrait avoir à gérer un flux annuel de 120 millions de passagers d’ici à 2023, date de mise en service du terminal 4, ce qui en ferait le premier aéroport européen.

Nous considérons qu’un aéroport est un bien commun et qu’il ne devrait pas avoir de valeur numéraire, à l’instar des gares, des ports, des autoroutes, des barrages hydrauliques, ou encore des monuments et sites historiques. Si élevé soit-il, le montant auquel la société aéroportuaire qui le gère sera vendue à des actionnaires privés ne pourra, selon nous, jamais compenser les coûts sociétaux et philosophiques du désengagement de l’État.

Même les ultralibéraux disent : « Oui à la privatisation, mais dans le cadre d’une ouverture à la concurrence. » Un monopole naturel doit rester public. Le confier au privé revient à permettre à celui-ci de braquer la Banque de France en toute légalité et de faire fonctionner la machine à billets pour remplir les poches des actionnaires. Ce n’est pas acceptable !

Or nous avons des précédents. On pense évidemment aux privatisations des concessions autoroutières en 2006 : ces entreprises ont vu leurs actionnaires rentrer dans leur argent en moins de dix ans, tout en continuant à augmenter considérablement leurs profits en rackettant les automobilistes aux péages.

En matière aéroportuaire, nous avons des exemples récents. En 2014, alors ministre de l’économie, Emmanuel Macron a bradé pour 308 millions d’euros les 49,9 % de parts de l’État dans la société de gestion de l’aéroport de Toulouse-Blagnac…

Mme Françoise Laborde. Eh oui !

M. Fabien Gay. … à une entreprise chinoise, sans expérience dans la gestion des aéroports, domiciliée dans les îles Vierges britanniques et ayant une filiale dans les îles Caïmans, majoritairement contrôlée par l’État chinois. Il a confié à cet actionnaire privé l’entier contrôle de la société aéroportuaire toulousaine. Et, il y a une semaine, on apprenait que les Chinois voulaient revendre leurs parts pour 500 millions d’euros : jolie plus-value en cinq ans, pour des actionnaires rarement aperçus dans la cité rose, et qui n’ont pas investi un seul yen pour développer l’aéroport. Et je ne parle pas des récidives, avec les aéroports de Nice et de Lyon.

On nous dit : « Pas de panique, on a retenu la leçon. Cette fois-ci, on va bien négocier le cahier des charges. » Mais pour nous prononcer, monsieur le ministre, il faudrait encore que nous l’ayons sous les yeux, ce cahier des charges…

Mme Éliane Assassi. Exactement !

M. Fabien Gay. Ni les élus ni la direction ni les salariés ne l’ont vu, et, comme le dit le vieil adage, « les promesses n’engagent que ceux qui les croient ». (Applaudissements sur des travées du groupe socialiste et républicain.)

En réalité, nous assistons à un véritable démantèlement de la puissance publique et à la fin de l’État stratège. Cette situation pose de nombreuses questions, en particulier pour ce qui concerne la souveraineté nationale et la sécurité. Même la Cour des comptes le relève : « L’État ne peut faire l’économie d’une définition précise des intérêts qu’il entend préserver et d’une stratégie globale, face à certains investisseurs étatiques étrangers. La définition d’un tel cadre par les instances récemment créées en matière de défense économique devrait être un préalable nécessaire à toute nouvelle cession d’actifs stratégiques. »

Est-il besoin de rappeler qu’ADP est la porte d’entrée sur notre territoire, notre vitrine pour le monde ? Qu’adviendra-t-il si, dans vingt ou trente ans, il tombe entre les mains d’un investisseur étranger, comme celui de Toulouse-Blagnac, qui n’a pas les mêmes ambitions que nous pour notre territoire ?

L’avenir de notre compagnie nationale, Air France, devrait d’ailleurs également nous préoccuper. Peut-on s’assurer que sa taxe aéroportuaire n’augmentera pas dans des mesures folles, ce qui mettrait à mal sa compétitivité ? Les Américains, eux, l’ont bien compris : l’ensemble de leurs aéroports sont publics, notamment pour ne pas nuire à leur compagnie nationale.

Nous ne sommes pas les seuls à être préoccupés. Les élus locaux, de leur côté, pointent deux questions.

Il s’agit tout d’abord de la maîtrise du foncier, et donc de l’aménagement du territoire. ADP détient de nombreux terrains, notamment en Île-de-France, où s’exerce une forte pression foncière. On nous dit que le futur actionnaire ne pourra pas vendre sans autorisation de l’État ; nous aimerions plutôt que nos collectivités territoriales puissent être membres du conseil d’administration, sans devoir détenir des actions, pour être parties prenantes de l’aménagement du territoire.

Il s’agit ensuite de l’impact social et des doutes quant à l’avenir des emplois, directs ou indirects, créés par ADP. Depuis l’ouverture du capital, 2 000 emplois ont été supprimés ; demain, qu’en sera-t-il, avec ADP à 100 % privé ?

Monsieur le ministre, je ne peux pas rester sans évoquer votre principal argument, à savoir la création d’un fonds pour l’innovation. Vous attendez, de la vente des 50 % des parts que vous détenez, 8 à 10 milliards d’euros. Mais il faudra dédommager les actionnaires minoritaires, puisque leurs actions à vie vont devenir des actions à soixante-dix ans, ce qui aura un coût de 1 à 2 milliards d’euros.

Nous voilà descendus entre 6 et 8 milliards d’euros. Vous confierez ces fonds à Bpifrance, qui les placera probablement sur les marchés financiers à un taux de 2,5 %. Ainsi, ils devraient rapporter environ 200 millions d’euros. Quand on sait que, l’année dernière, ADP a versé près de 173 millions d’euros de dividendes à l’État, et que ce montant est en constante augmentation, on peut considérer que ce choix traduit une vision court-termiste de l’État. Pourquoi ne pas verser directement les dividendes dans ce fonds ?

Enfin, nous vous posons deux questions.

Premièrement, considérez-vous que 200 millions d’euros par an suffiront à concurrencer les Chinois et les Américains, notamment face aux défis que vous avez évoqués, comme le véhicule autonome, la robotisation de nos entreprises, la 5G ou l’intelligence artificielle ?

Deuxièmement – cette crainte est sûrement infondée ! –, souhaitez-vous vendre nos parts en bloc ou en lots ? Il se dit que Vinci, qui, en décembre dernier, a acheté Londres-Gatwick, serait intéressé par un quarante-septième aéroport. En tant qu’actionnaire minoritaire, détenant aujourd’hui 8 % des parts d’ADP, ce groupe sera indemnisé par l’État, en plus de l’indemnisation pour l’abandon de Notre-Dame-des-Landes. Il serait donc intéressant de savoir si c’est avec l’argent des contribuables qu’il va pouvoir racheter ADP…

J’ajoute qu’une question de constitutionnalité se pose avec l’alinéa 9 du préambule de 1946, repris dans le préambule de 1958 : « Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. » Sans développer davantage, j’indique que, dans le cas où la privatisation serait adoptée, les élus de notre groupe ne s’interdiraient pas de réunir, autour d’eux, beaucoup d’autres parlementaires pour saisir le Conseil constitutionnel.

Pour finir, je crois que personne n’a véritablement envie que les touristes atterrissant aujourd’hui à l’aéroport Paris-Roissy-Charles-de-Gaulle atterrissent demain à l’aéroport Paris-Roissy-Vinci : car, plus qu’une infrastructure et un monopole naturel, c’est un peu de l’histoire de France que nous braderions !

Mes chers collègues, vous l’avez compris, nous nous opposerons à la privatisation d’ADP. J’espère que nous serons nombreuses et nombreux à mener ce combat !

Par pcfvlr le 4 février, 2019 dans Non classé
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31 janvier 2019

Face à la division, on veut faire vivre le renouvellement des idées 

Elsa Faucillon « Face à la division, on veut faire vivre le renouvellement des idées »

VU sur https://www.humanite.fr/gauche-face-la-division-veut-faire-vivre-le-renouvellement-des-idees-667187

Les députées, respectivement communiste et insoumise, Elsa Faucillon et Clémentine Autain lancent une nouvelle « initiative politique » autour d’une newsletter nommée le Fil des communs, qui se veut un « mouvement d’influence ».

Vous avez lancé avec la députée FI Clémentine Autain le Fil des communs. « Une initiative politique », dites-vous, de quoi s’agit-il ?

Elsa Faucillon: Le terme de mouvement d’influence peut la définir. Dans une période politique où la gauche est affaiblie et éclatée, l’idée n’est pas d’ajouter de la division mais plutôt de tisser de l’innovation, de la cohérence à gauche, d’où le nom. Certains parlent de think tank : le terme ne me gêne pas, mais il renvoie souvent à un lieu fermé où il n’y a pas d’initiatives publiques. Avec le Fil, on veut à la fois penser et agir. On ne se veut pas en concurrence avec les partis ou mouvements politiques existants, mais on souhaite faire vivre le pluralisme et le renouvellement des idées à gauche. Car l’unité dans la gauche de transformation sociale, la gauche révolutionnaire, est nécessaire, mais n’est aujourd’hui pas suffisante pour lui permettre de trouver de la dynamique, de l’ancrage et de la mobilisation populaire. Or, on ne veut pas voir se profiler un scénario à l’italienne.

Depuis 2017, de nombreux mouvements, clubs de réflexion, associations se sont lancés dans l’objectif de rebâtir à gauche, sans aboutissement spectaculaire pour l’heure. Sur quoi misez-vous ?

Elsa Faucillon: Nous voulons procéder étape par étape. Nous ne nous lançons pas en disant : « Nous allons réunir toute la gauche ou la rebâtir en deux mois. » On part de constats, d’insatisfactions, mais aussi d’aspirations. Nous sommes devant un défi majeur, pas simplement pour la gauche, mais pour ses idées, et donc pour les citoyens et citoyennes. On constate, par exemple, une incapacité pour les mouvements ou les forces de gauche à se débattre sur la question stratégique. C’est pourtant nécessaire. Considère-t-on qu’existent deux voies totalement opposées entre « fédérer le peuple » et « rassembler la gauche » ou qu’un chemin alliant les deux est possible ? Comme Clémentine Autain, je considère que ce débat doit avoir lieu, et pas seulement entre organisations politiques. Des citoyens, des militants, des intellectuels, des artistes en mal de cette gauche-là veulent la voir s’appuyer sur ses valeurs fondatrices, mais sentent bien aussi que, pour lui redonner couleur et éclat, il y a besoin d’innovations et d’un projet.

Face aux « droites dures », vous estimez qu’il faut à la fois « aiguiser la stratégie politique pour ne pas sombrer avec le brouillage actuel des lignes de clivage » et « imaginer des réponses renouvelées » . Que voulez-vous mettre sur la table ?

Elsa Faucillon: Il n’y a pas de non-dit. Au travers de nos prises de position, chacune à notre place, nous avons dit nos inquiétudes sur le populisme de gauche. Pour celles et ceux qui empruntent cette voie, à FI mais pas seulement, il s’agit de rassembler de manière hétérogène. Nous voyons des dangers dans ces brouillages-là. Mais cette voie est aussi celle qu’ont empruntée celles et ceux qui ont dit que l’union de la gauche « à la papa » n’était plus le bon chemin. Ce qui est vrai. Le débat est abordé comme si les chemins paraissaient totalement irréconciliables. Contrairement à Place publique par exemple, qui entend réunir la gauche mais sans FI, je ne crois pas cela possible. Notre ambition cependant n’est pas juste de rabibocher le PCF et FI. Même si on le tentait, cela ne suffirait pas à renverser la donne. Nous avons besoin d’un projet qui porte à la fois sur toutes les questions de la vie des gens, mais qui permette aussi d’articuler dépassement du capitalisme et luttes contre toutes les dominations, trop souvent relayées au second plan.

 Entretien réalisé par Julia Hamlaoui

Première Newsletter sur le site internet du FIL (lefildescommuns.fr), s’y exprimer, s’y abonner et la faire connaître à leur tour autour d’eux

Par pcfvlr le 31 janvier, 2019 dans Non classé
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29 janvier 2019

LeFilDesCommuns

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Clémentine Autain et Elsa Faucillon et bien… nous aimons bien cette création !

C‘est parti ! Voici la première newsletter. On vous invite à l’envoyer dans vos réseaux.

Vous pouvez également faire connaître le Fil des Communs sur Facebook, Twitter à partir des liens suivants:

Facebook : https://www.facebook.com/Le-Fil-des-Communs-2261927254134357/?
Twitter: https://twitter.com/LeFilDesCommuns
Site internet : lefildescommuns.fr 

Nous prenons une initiative politique, l’époque nous y oblige pour bâtir une issue émancipatrice aux crises contemporaines. Nous voulons participer activement au travail de refondation des idées, stratégies et formes politiques à même d’agréger et de gagner dans notre pays. 

Tout récemment, les gilets jaunes ont accéléré la prise de conscience des conséquences dramatiques des choix politiques opérés depuis plusieurs décennies. Au mépris des classes populaires s’est opposée l’exigence de dignité. Financiarisation de l’économie capitaliste, explosion de la précarité, menace croissante sur la pérennité de notre environnement, consumérisme effréné qui abîme la planète et nos désirs, services publics démantelés, technocratie en lieu et place de la démocratie… L’esprit public se meurt, les inégalités sociales et territoriales explosent. Sur les ronds-points, cette société qui ne tourne pas rond se trouve vertement critiquée. À raison. Si ce mouvement a surpris dans sa forme, dans ses coordonnées territoriales et politiques, c’est qu’il ne ressemble pas à ce que le XXe siècle et même le tout début du XXIe avait connu.

Les gilets jaunes cristallisent la nécessité d’aller au-delà des formes traditionnelles du mouvement ouvrier. Cela ne signifie pas que syndicats, communistes, socialistes, ne sont plus mais qu’ils n’ont plus, à eux seuls, la capacité d’entraînement et d’encadrement d’hier. Ce fait est un indicateur profond des changements qui s’opèrent. Il s’accompagne d’une réalité inédite : en soutien actif aux gilets jaunes, on a trouvé notre gauche et… l’extrême droite. Rien d’anodin. Cette réalité suppose d’aiguiser la stratégie politique pour ne pas sombrer avec le brouillage actuel des lignes de clivages. L’Italie est de ce point de vue un contre-exemple instructif. Dans ce moment où le brun a le vent en poupe à l’échelle internationale, notre capacité à tenir tête et à affronter les droites dures est clairement posée.  

C’est pourquoi nous devons travailler, encore et toujours, pour imaginer des réponses renouvelées. Le fil permet de tisser, et donc de créer. Nous voulons avec LE FIL contribuer à cet effort de mise à jour, d’invention. L’échec cinglant des expériences de type soviétique puis la déroute des expériences sociales-démocrates en Europe ont profondément percuté les schémas de pensée à gauche. Le mot gauche est profondément abîmé, il se trouve comme démonétisé. Faire du neuf à cette échelle historique n’est ni une mince affaire ni une simple histoire de tactique, de programme ou de slogan. Ce chemin se construit en avançant, et nous ne partons évidemment pas de rien. Des cultures se sont mélangées depuis plusieurs décennies maintenant, des propositions innovantes ont émergé, la France Insoumise a été identifiée comme un espace politique neuf. Mais la réflexion doit encore être poussée. Nous proposons ce cadre, LE FIL, pour mettre l’ouvrage sur l’établi. 

LE FIL, c’est aussi une ligne, un trait qui trace clairement un horizon. Notre obsession, notre fil, c’est la cohérence des combats contre les oppressions, dominations, aliénations. Nous voulons un modèle de société qui sorte du capitalisme mais aussi de tous les modes d’oppressions et de dominations. Entre les travailleurs qui se suicident au travail et les migrants qui peuvent mourir en traversant la Méditerranée, entre les précaires victimes de la dérégulation économique et les femmes victimes de violences, entre la lutte pour l’emploi et la préservation de l’environnement, entre le combat contre le racisme et la défense des droits LGBTI, nous ne choisissons pas, nous voulons mener tous ces combats. Le temps du refrain « priorité à la révolution contre le capitalisme, le reste viendra après » doit être révolu. Oui, il faut articuler égalité et liberté, ambition écologique et « question sociale », qui elle-même est totalement liée à ce que certains qualifient de sociétal pour les dissocier. Il faut faire du neuf, pas de la triangulation politique. LE FIL est un outil pour tracer la voie de ces prises de position concrètes qui permettent de faire valoir cette cohérence, une vision du monde résolument tournée vers l’émancipation humaine, dans toutes ses dimensions.

Le fil sert aussi à relier. Nous voulons que LE FIL joue un rôle de passerelle. Dans ce moment où les repères traditionnels explosent, nous en avons besoin. L’esprit d’ouverture et le parti pris du pluralisme nous tiennent fondamentalement à cœur. LE FIL se veut lieu de confrontation des expériences et des idées, condition d’une élaboration plus fine, plus pertinente. Ce que nous voulons relier, dans le respect de chacun, c’est aussi les trois univers décisifs pour un entrainement populaire : le mouvement social, l’espace politique, le monde intellectuel et artistique.  

LE FIL se lance avec cette première newsletter, dont la parution sera hebdomadaire, et se prolongera par des initiatives publiques. Avec toutes les forces individuelles et collectives disponibles qui se reconnaissent ou se reconnaîtront dans notre démarche, nous voulons faire mouvement, influer sur le cours de la construction politique à gauche.

Clémentine Autain et Elsa Faucillon

Par pcfvlr le 29 janvier, 2019 dans Non classé
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28 janvier 2019

Pour que vive L’Humanité

Quemere_Jeannine_et_ses_deux_filles_a_gauche_et_des_amis_a_la_fete_de_l_Humanite 2 l’Huma Villeneuve le roi 1956

Nous appelons aujourd’hui à une mobilisation exceptionnelle pour que vive L’Humanité. Elle a besoin de vous. Participez à la souscription pour le pluralisme de la presse et une information indépendante.
Participez le 22 février à la soirée de soutien à la Bellevilloise.

Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité.

Depuis plusieurs mois, nous ne cessons d’alerter sur les lourdes difficultés financières qu’affronte l’Humanité. Nous n’avons ménagé aucun effort pour les surmonter. Les lectrices et les lecteurs se sont levés en masse. En quelques semaines, plus d’un million d’euros ont été collectés grâce à leur si précieux engagement. Une nouvelle fois nous remercions celles et ceux qui y ont déjà participé et ceux qui s’apprêtent à le faire.

Cependant, nos actions n’ont pas permis jusque-là d’atteindre nos objectifs. Nous avons continué de nous heurter au refus de la mise en œuvre du plan global élaboré sous l’égide de l’État depuis la fin de l’année 2016. Aucune banque n’a voulu à cette heure s’engager à nos côtés. Dès la fin de la période des états généraux de la presse en 2015, un million d’euros ont été retirés à l’Humanité au titre de quotidien à faibles ressources publicitaires quand d’autres y accédaient sans augmentation des budgets du ministère de la Culture et de la Communication. Ces éléments ont contribué à dégrader la trésorerie de l’Humanité, notamment durant l’été dernier, alors que nous continuions à nous battre pour mettre en œuvre ce plan global. Malgré nos tenaces efforts, jusqu’aux premiers jours du mois de janvier, rien ne s’est produit.

C’est dans ces conditions que l’Humanité a été placée sous protection du tribunal de commerce la semaine dernière. Celui-ci statuera sur l’avenir de l’entreprise lors d’une audience qui se tiendra mercredi 30 janvier. Nous plaidons la continuité de l’exploitation de l’Humanité.
Il ne s’agit pas d’abord d’un enjeu comptable. C’est une question politique de premier ordre qui interroge une société soucieuse de l’expression du pluralisme des idées, de la démocratie. Au moment où tant de débats et d’inquiétudes s’expriment sur les « fabriques » de « fausses nouvelles », laisser mourir l’Humanité reviendrait à affaiblir la presse de qualité et à assécher encore plus le débat contradictoire.

Au moment où les médias connaissent une telle crise de confiance, l’engagement constant de l’Humanité aux côtés des travailleurs, des milieux populaires, des « invisibles », des penseurs qui contestent le système, des créateurs qui portent haut la culture constitue un atout pour le journalisme et un atout pour l’exercice de la citoyenneté. C’est aussi un enjeu de souveraineté pour le pays au moment où plusieurs journaux nationaux viennent ces derniers temps d’être rachetés ou recapitalisés par des groupes industriels et financiers étrangers qui lorgnent sur des activités productives de la France. Il existe un chemin pour que vive et se développe l’Humanité. Durant l’année 2018, le nombre d’abonnés à l’Humanité et l’Humanité Dimanche a progressé et les ventes en kiosque en novembre et décembre sont bonnes. Le nombre d’utilisateurs de la plateforme numérique progresse. La Fête de l’Humanité a été un succès populaire et culturel.

Nous appelons aujourd’hui à une mobilisation exceptionnelle pour réussir.
Une multiplicité d’actions de solidarité peut être engagée dans les villes et villages, dans les entreprises, dans les universités : collecte de fonds, débats, banquets de soutien, animations de rue, campagne pour faire découvrir nos journaux…

Nous lancerons dans les prochains jours une grande campagne d’abonnements de parrainage sous le thème « À chaque lectrice et lecteur son nouvel abonné » à l’Humanité Dimanche et à l’Humanité des débats du vendredi, pour deux mois au prix de 27 euros.
Nous proposons aux élus progressistes et républicains de contribuer à donner leur juste place à nos journaux dans les bouquets de presse des bibliothèques et médiathèques, comme dans les lieux d’accueil au public. Nous appelons l’État à prendre de nouvelles initiatives pour défendre le pluralisme de la presse, à augmenter l’aide aux quotidiens à faibles ressources publicitaires, à ne pas démanteler les fondements de la loi Bichet de distribution de la presse.

Dès maintenant, nous plaçons l’Humanité sous protection populaire et citoyenne.

Dans ce cadre, une grande soirée de mobilisation et de solidarité pour l’Humanité aura lieu le vendredi 22 février à la salle la Bellevilloise, à Paris. Une multitude de personnalités ont déjà annoncé leur participation en faveur de cette mobilisation.

Une grande bataille pour sauvegarder et développer l’Humanité doit s’engager. Une des composantes historiques de la presse française ne saurait disparaître.

Faire un don en ligne

Par pcfvlr le 28 janvier, 2019 dans Non classé
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25 janvier 2019

Pécresse doit cesser d’arroser d’argent public les grands groupes !

 

Alors que l’exécutif régional d’Ile-de-France vient d’attribuer une subvention de 1 million d’euros à la société SAFRAN, les élu.e.s Front de Gauche demandent, dans un communiqué, que cessent ces aides aux groupes du CAC 40, et que soit mise en oeuvre une politique économique juste et efficace.

Pour le groupe Front de Gauche, « l’exécutif de V. Pécresse multiplie depuis trois ans les aides régionales à de grands groupes du CAC 40.

Nous ne cessons de dénoncer ces aides, particulièrement indécentes alors que Valérie Pécresse supprime des dispositifs sociaux utiles, met les petites associations au régime sec, et néglige des acteurs économiques importants comme ceux de l’économie sociale et solidaire ou les TPE-PME.

Cette subvention de 1 million d’euros à SAFRAN est insensée, s’agissant d’une entreprise au chiffre d’affaire de 16,5 milliards d’euros, qui vient d’augmenter les dividendes à ses actionnaires. Le chantage à l’emploi ne tient pas une seule seconde. Ce n’est pas l’intérêt général qui guide cette subvention, mais bien des intérêts particuliers de la droite régionale.

L’association ATTAC vient de montrer que les sociétés du CAC 40, tout en profitant grassement des aides publiques de l’État et des collectivités, n’ont cessé de supprimer des emplois en France et d’enrichir leurs actionnaires. Nos concitoyens réclament justement et avec force une réelle répartition des richesses : il est grand temps de les écouter. Notamment en mettant en place des politiques économiques justes, efficaces, et dotées de moyens de contrôle, par les citoyen.ne.s et les élu.e.s, des aides versées aux entreprises ».

Madame Pécresse et bien chantez maintenant !

 

 

Par pcfvlr le 25 janvier, 2019 dans Non classé
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24 janvier 2019

Le Parti de l’urgence climatique et de la justice sociale!

Le Parti de l’urgence climatique et de la justice sociale!

Plus de 2 millions de signataires de la pétition de soutien à l’affaire du siècle dénoncent l’inaction de l’État français sur l’enjeu climatique et entend le poursuivre en justice. Nous en sommes ! Cette mobilisation citoyenne conforte l’exigence déjà exprimée de réponses concrètes et d’actes politiques immédiats. Car trois ans après l’Accord de Paris, la France ne tient pas ses engagements ses émissions de CO2 ont augmenté de 3,2 %.

Chacun voit les tergiversations des « grands de ce monde » qui hésitent à prendre des solutions radicales pour relever le défi climatique car elles entravent la liberté de faire du profit. Pourtant l’argent existe pour relever le défi climatique et assurer la justice sociale. Nous avançons des propositions concrètes de nature à mobiliser nos concitoyens, du local au global !

Agora et marche pour le climat

SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 JANVIER 2019

Lieu : Place de la République

Horaire : 14h00

Nos vies sont plus importantes que leurs profits ! Inventons un nouveau modèle économique, social, écologique qui place l’être humain et la planète au cœur de tous ses choix. Sans attendre, la France doit donner le « bon exemple » en mettant en place un véritable « new deal » social et écologique.

 Porter un plan d’urgence global contre le réchauffement climatique !

 Sortir du tout routier, principal émetteur, en France, de gaz à effet de serre (GES) :

1) développer le fret ferroviaire, beaucoup plus écologique que les camions dont l’usage devrait être limité à de la desserte de proximité. Il faut un « new deal écologique » européen, un « paquet ferroviaire novateur » tablant sur la relance du ferroviaire, un plan de grands travaux européens, créateur d’emplois, pour créer ou rénover les lignes de chemin de fer nécessaires à ce changement de braquet.

 2) privilégier les circuits courts agricoles et industriels pour réduire les besoins de transport. C’est une relocalisation des productions, favorable à l’emploi, qui est nécessaire ! Produisons local ! La proximité comme vertu écologique … et sociale !

 3) organiser le passage partout à la gratuité des transports en commun. Cela favorise la baisse des émissions de GES par baisse du trafic voiture, lutte contre la pollution de l’air, et in fine, des gains de pouvoir d’achat pour les usagers.

 Favoriser les économies d’énergies

Accélérer la rénovation thermique des logements. Faire économiser l’énergie est favorable au pouvoir d’achat de nos concitoyens (factures d’électricité ou de gaz) … si les aides à la rénovation sont à la hauteur.

Le rétablissement de l’ISF (Impôt Sur la Fortune), la taxation exceptionnelle des bénéfices des compagnies pétrolières, le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales et la lutte contre l’évasion fiscale permettraient amplement de financer ces propositions.

Par pcfvlr le 24 janvier, 2019 dans Non classé
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23 janvier 2019

De l’extrême droite à l’extrême centre, Patrons, comptez sur nous !

 

OLE

Par pcfvlr le 23 janvier, 2019 dans Non classé
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22 janvier 2019

Ah ça ira, ça ira, ça ira,

O A LA M

Ah ça ira, ça ira, ça ira,
Les aristocrates à la lanterne.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates on les pendra.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Le peuple en ce jour sans cesse répète,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Malgré les mutins tout réussira.
Nos ennemis confus en restent là
Et nous allons chanter « Alléluia ! »
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Quand Boileau jadis du clergé parla
Comme un prophète il a prédit cela.
En chantant ma chansonnette
Avec plaisir on dira :
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Suivant les maximes de l’évangile
Du législateur tout s’accomplira.
Celui qui s’élève on l’abaissera
Celui qui s’abaisse on l’élèvera.
Le vrai catéchisme nous instruira
Et l’affreux fanatisme s’éteindra.
Pour être à la loi docile
Tout Français s’exercera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Pierrette et Margot chantent la guinguette
Réjouissons-nous, le bon temps viendra !
Le peuple français jadis à quia,
L’aristocrate dit : « Mea culpa !
Le clergé regrette le bien qu’il a,
Par justice, la nation l’aura.
Par le prudent Lafayette,
Tout le monde s’apaisera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Par les flambeaux de l’auguste assemblé,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Le peuple armé toujours se gardera.
Le vrai d’avec le faux l’on connaîtra,
Le citoyen pour le bien soutiendra.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Quand l’aristocrate protestera,
Le bon citoyen au nez lui rira,
Sans avoir l’âme troublée,
Toujours le plus fort sera.
Petits comme grands sont soldats dans l’âme,
Pendant la guerre aucun ne trahira.
Avec cœur tout bon Français combattra,
S’il voit du louche, hardiment parlera.
Lafayette dit : « Vienne qui voudra ! »
Sans craindre ni feu, ni flamme,
Le Français toujours vaincra !
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates à la lanterne,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates on les pendra !
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates à la lanterne.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates on les pendra.
Si on n’ les pend pas
On les rompra
Si on n’ les rompt pas
On les brûlera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Nous n’avions plus ni nobles, ni prêtres,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
L’égalité partout régnera.
L’esclave autrichien le suivra,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Et leur infernale clique
Au diable s’envolera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Les aristocrates à la lanterne ;
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Les aristocrates on les pendra ;
Et quand on les aura tous pendus,
On leur fichera la paille au c…,
Imbibée de pétrole, vive le son, vive le son,
Imbibée de pétrole, vive le son du canon.

Par pcfvlr le 22 janvier, 2019 dans Non classé
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16 janvier 2019

Démos kratos !

commune libre 2

Dans la récente lettre du Président de la République aux français on cherche encore le retour de l’ISF, revendication qui revient perpétuellement autour des ronds-points des gilets jaunes soutenus par la majorité de citoyens. C’est une exigence sur les cahiers de doléances et de colères ouverts ici ou là. Mais puisque sa disparition faisait consensus entre les parlementaires LREM, LR, et FN, cette exigence est toujours fermement rejetée par le pouvoir. M Macron n’a manifestement pas l’intention de faire déboucher son débat très balisé sur une grande consultation populaire. Quid du RIC ? Les enseignants, les lycéens mobilisés, les éducateurs, les associations également n’auront point de discussions sur l’éducation nationale, l’éducation populaire et la vie associative…

Il n’est même pas mentionné dans la prose présidentielle pourtant Le logement, premier poste de dépenses pour le budget d’une famille, est source de grandes difficultés au quotidien pour les locataires et les propriétaires. Oublier le pouvoir d’achat braves gens ! Par contre, M Macron remet dans le débat public la question de l’immigration et de la laïcité, alors que ces sujets propices à dérangement avaient été justement occultés par deux mois de mobilisations sociales.

On aurait préférer qu’il regarde enfin du coté de l’évasion fiscale, du CICE et de la fraude fiscale des milliards de bénéfices pour une minorité de riches. Avec les au minimum 100 milliards d’euros qu’il y a à récupérer, il y a bien assez pour financer la dépense publique; hôpitaux, justice, transports, écoles…et même pour la transition écologique. On pourrait restituer aussi les millions d’euros dont les communes ont été privées qui engendre une baisse grave de la dotation globale de fonctionnement des villes, et y voir clair sur la suppression de la taxe d’habitation assortie d’une « hypothétique » compensation. Le gouvernement LREM préfère supprimer 120 000 agents et par CAP22 gratter 60 milliards d’euros sur nos biens communs.

Transformer les colères en solutions où en soumissions ? M Macron ne veut toujours pas d’augmentation des salaires et de justice fiscale. En décembre, il a déjà fait le coup à tous du « file-moi ton chéquier que je te donne 100 balles ! » Cette volonté des élites déconnectés de la vie réelle, de vouloir enfermer les échanges des citoyens et de les enfermer sur l’agenda politique des tenants du pouvoir, ne peut pas faire illusion. Quand on ne sait plus où on va, tous les chemins mènent nulle part. Pourtant un maire efficace et ouvert d’une ville rurale ou de banlieue, connait l’aspiration de la population au dialogue, mais au dialogue juste, celui de la franchise d’abord. Sinon l’exercice devient calcul, obstination et manipulation. La chanson est déjà connue à Villeneuve et Ablon.

Il faut donc tordre le carcan du grand débat actuel et du pseudo Etat de droit. Et si toutes les forces sociales, syndicales et politiques pouvaient converger sur la base des libertés, du droit de s’exprimer pour la justice fiscale et contester l’ordre ? La crise que nous vivons est une crise de l’enfumage libéral avec son cortège de tristes violences qui minent la démocratie. Démos, le peuple, kratos le pouvoir !

 

Par pcfvlr le 16 janvier, 2019 dans Non classé
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