Engagés dans la démarche du Front de gauche depuis le lancement de celui-ci en 2008, nous allons avoir la tâche et le privilège de porter cette bannière lors des prochaines élections législatives dans la troisième circonscription du Val-de-Marne.
Parce que nous considérons que l’éducation n’est pas une charge mais bien un investissement pour l’avenir de notre pays, nous refusons de soumettre l’école publique au dogme de l’austérité. La seule dette qui est à craindre en la matière est celle de l’ignorance qui nous conduit vers les ténèbres.
Le lundi 30 janvier, le Front de Gauche fera entrer de plain-pied l’éducation dans la campagne.
Pas par la petite porte de l’immobilisme et de l’austérité qui vous coupe les ailes. Pas par la porte de derrière qui a poussé le président Sarkozy lors de ses voeux à la communauté éducative le 5 janvier à annoncer un vaste plan d’action pour achever le service public d’éducation (retrouvez ci-dessous le communiqué de Jean-Luc Mélenchon en réponse aux propositions de Nicolas Sarkozy). Par la grande porte. Celle qui conduit aux ruptures nécessaires pour permettre le grand chamboulle-tout dans toute la société.Parce que nous voulons donner du sens à la République, pas à l’austérité, nous voulons assigner à l’Ecole les missions qui permettent d’éduquer, qualifier et émanciper l’ensemble d’une classe.Nous avons l’honneur de vous inviter aux voeux à la communauté éducative de notre ami Jean-Luc MELENCHON.
Rendez-vous pour cela : Lundi 30 janvier à partir de 19h, Au théâtre Comédia, 4 boulevard de Strasbourg 75010 Paris, Métro Strasbourg Saint-Denis
avec Jean-Luc MELENCHON,candidat unitaire du Front de Gauche à la présidentielle, • 19h : ouverture des portes • 19h15 : accueil en musique : Zone Nono • 19h45 : Lecture de textes sur l’éducation par les commandos culturels • 20h : Voeux de Jean-Luc Mélenchon • 21h : Deuxième set de Zone Nono
Nous souhaitons construire aussi sur le terrain éducatif une dynamique populaire. N’hésitez pas à inviter très largement autour de vous vos voisins, vos ami-e-s, vos collègues.
Bien amicalement.
Joseph ROSSIGNOL, maire de Limeil-Brévannes,, vice-président du conseil général du Val-de-Marne, candidat titulaire du Front de Gauche sur la 3ème circonscription Sylvie ALTMAN, maire de Villeneuve-Saint-Georges, conseillère régionale d’Ile-de-France, candidate suppléante sur la 3ème circonscription
Discours de F.Hollande : réaction de Pierre Laurent. Nous attendions de François Hollande une vraie entrée en campagne et enfin de la clarté dans les propositions. Nous avons eu l’entrée en campagne mais pas la clarté.
Ce qui était connu des engagements socialistes a été confirmé. Mais ce qui posait problème dans ses engagements aussi.Je pense au droit à la retraite à 60 ans, avec une définition très restrictive de l’accès à ce droit, à l’absence de propositions en faveur de la hausse des salaires, à la limitation du nombre d’emplois publics au niveau actuel alors que Nicolas Sarkozy en a supprimé 170.000, à l’absence de remise en cause de la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et Territoires) et de la tarification à l’activité pour les hôpitaux…Quant à ce qui était imprécis, cela l’est resté. François Hollande déclare que son adversaire, « c’est le monde de la finance ». Au Front de gauche, nous disons enfin ! Mais alors pourquoi ne dit-il rien sur le contrôle public des banques et du crédit ? Enfin, un étonnement : le candidat socialiste est resté muet sur les contours de la majorité qu’il entend constituer, or personne à gauche ne peut espérer gagner seul.De tout cela, je tire une conclusion : le Front de gauche va être plus que jamais la garantie d’une victoire solide de la gauche face à Nicolas Sarkozy. Une victoire qui se construira dans la clarté, seule susceptible de mobiliser celles et ceux qui attendent le plus du changement pour pouvoir vivre enfin dans la dignité et la justice.
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C’est essentiel pour les forces du front de gauche de placer au cœur de la campagne, la résistance des peuples au processus d’asphyxie de l’économie européenne pour l’unique profit des banques et du nouveau totalitarisme financier. Bien mis en sourdine par les médias, en plus des 500 milliards d’€ versés aux banques, la décision du dernier Conseil européen fin 2011 emmené par le leadership allemand, demande à la BCE de donner un crédit illimité pendant 3 ans à un taux de 1% aux banques pour qu’elles prêtes à 4% à la France, 7% à l’Italie et même plus de 12% à L’Etat grec. Le pillage s’accélère donc et son corollaire de drames sociaux. L’image de l’Europe et la force de l’esprit de l’homme sur la monnaie se décomposent.
A l’agenda de début Mars 2012, vient le traité de Lisbonne II en plein dans la campagne présidentielle française ! Merkozy poursuivent l’emmurage des citoyens et des peuples. Ils donnent déjà pays par pays, les clés de la libre démolition des Etats européens par la guerre de la dette. Les dettes publiques alibis qui sont illégitimes en grande partie dans l’union européenne. Cela nous rappel parfois des choix politiques du début des années 30. L’objectif de leur futur traité européen l’austérité à perpétuité pour tous. C’est l’age d’or de la soumission total des peuples à la concentration croissante du pouvoir financier, politique, militaire et médiatique par le capital au niveau européen et international qui toque ainsi à l’histoire. L’Etat qui ne respecterait pas les dogmes budgétaires autoritaires de la commission de Bruxelles, commission non élue, serait sanctionné sous forme de taxe et mis au ban. Le tout serait renforcé par la mise en place d’instances supranationales et le diktat de la troïka.
Ils veulent favoriser encore les baisse d’impôts des plus fortunés, contrer l’idée de taxe des profits financiers ou l’arrêt de l’exportation de capitaux dans les paradis fiscaux, amplifier la réduction des services publics, de l’école, de la santé et le plus de TVA. Ce régime européen sera appliqué dès que 9 états sur les 17 auront donné leur accord. Cette mise sous curatelle atterrante ne dérangera pas le nouveau président du parlement européen, le social-démocrate Martin Schultz, « élu » le 17 janvier par les socialistes et la droite, preuve de la grande connivence des soumis au nouvel ordre.
Les partis membres du Parti dela Gauche Européenne, veulent soumettre dès mars 2012 à l’initiative populaire, la proposition d’un fond de développement social, solidaire et écologique visant à financer les services publics et projets industriels, créateurs de formation et d’emploi pour la relance économique et la transition écologique. Avec eux, le front de gauche se battra pour un référendum partout sur ce nouveau traité que nous récusons. Le niveau au soir du 22 avril, de notre candidat commun Mélenchon sera un signal dans ce sens et pour l’Europe.
Le 31 mars, le PGE organisera un sommet alternatif européen pour faire entendre, une autre voie entre la dictature des marchés et la dissolution de l’Europe, 66 ans après la défaite du fascisme et du nazisme ? En parlant d’une même voix des convergences et des luttes, des politiques, syndicalistes, citoyens d’Europe, peuvent gagner un nouveau contrôle démocratique et social, national et européen du plus grand espace capitaliste mondial.
Une maison pour 2012 : Orly et le Val-de-Marne font un cadeau aux Roms Intégrer et sédentariser plutôt qu’expulser :
le département du Val-de-Marne finance à Orly des maisons en kit pour 17 familles roms, sur un terrain prêté par la mairie. « Merci le conseil général, bonne année et bonne santé ! », s’exclame Venus, un homme brun costaud qui a emménagé en décembre après avoir vécu pendant 10 ans dans une caravane avec sa femme et ses 5 enfants. 75 Roms ont été sélectionnés parmi les 150 habitants des bidonvilles insalubres d’Orly et de Villeneuve-le-Roi, selon un critère d’ancienneté.
Les familles se sont également engagées à scolariser leurs enfants, 34 au total, et devaient montrer une volonté de s’insérer rapidement. « D’ici 3 ans, les Roms devront avoir trouvé un travail et un logement, et gagné leur autonomie », explique Marc Nectar, le « M. Roms » du conseil général (PCF) du Val-de-Marne. Les capacités d’insertion pas critère principal -- Mais à la différence des « villages d’insertion » du type d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), les capacités d’intégration n’ont pas été le principal critère. « On a aussi des personnes âgées, pas forcément insérables, auxquelles on a voulu laisser la possibilité de rester en famille », souligne Christèle Maïcon, de l’association Habitat et Soins, qui gère le projet. L’autre originalité, c’est le principe d’autoconstruction. Les pavillons, de simples cubes en bois de 50 m2, ont été « montés à la visseuse » en 4 mois, explique François Taconet, directeur d’Habitat solidaires, le maître d’ouvrage. « Comme un meuble Ikea ! », s’enthousiasme M. Nectar. Mais les chefs de famille n’ont pas tous équitablement donné de leur temps, comme prévu initialement, certains rechignant à abandonner leur activité rémunératrice de ferrailleur. Depuis début décembre, Elena, visage lumineux, a déjà su donner un air coquet à sa maison en installant d’épais tapis au sol et des broderies aux murs.Rien à voir avec la tente où elle vivait depuis un an avec son mari, Vali, 42 ans, et leur fille de 9 ans. « Il faisait froid », se rappelle la petite Raluca, joues rebondies et adepte du rose de la tête aux pieds, qui couve du regard le radiateur de sa chambre. Volet intégration -- Le chantier fini, Habitat et Soins peut se consacrer au volet « intégration » du projet : obtention d’un titre de séjour et d’un visa de travail, cours de français, formation professionnelle pour les adultes, accompagnement à l’emploi. « Dans l’ensemble, l’accueil à Orly a été remarquable, avec une vraie compréhension et une ouverture d’esprit », se félicite Mme Maïcon.
A quelques exceptions près : Madalin, 12 ans, s’est fait chahuter au collège, des ados prétendant l’avoir vu faire la manche. Son père Venus l’interrompt : « Chut, tout le monde est gentil à Orly ». 1,4 million d’euros pour la construction -- « C’est à nous de travailler pour faire tomber les appréhensions. Non, les Roms ne sont pas forcément des voleurs de poules ! », s’emporte Vincent Rebérioux, conseiller de la maire (DVG). Mais dans une ville qui comporte 60 % de logements sociaux, certains s’irritent de ce qu’ils appellent le « cadeau » fait aux Roms : 1,4 million d’euros pour la construction et 400 000 euros annuels pour l’accompagnement social. L’essentiel du coût est supporté par le conseil général, en dehors d’une subvention de la région Ile-de-France et d’une demande au niveau européen. Un dispositif lourd pour le département, qui se dit désormais ouvert aux initiatives des collectivités.
Les élues de Villeneuve-Saint-Georges et de Villejuif interpellent leurs collègues Maires du Val-de-Marne sur la question des violences faites aux femmes !
Par un courrier du 12 janvier, Sylvie ALTMAN, Maire de Villeneuve-Saint-Georges, Claudine CORDILLOT, Maire de Villejuif, Lynda REURE Conseillère de Villeneuve-Saint-Georges chargée du droit des femmes et Muriel ROGER Conseillère municipale de Villejuif déléguée à la Lutte contre les Discriminations et à l’Accès aux droits ont interpellé leurs collègues du Val-de-Marne sur la question des violences faites aux femmes.
Ces dernières semaines, un grand nombre d’actions ont été menées à l’initiative des élu-e-s autour de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes du 25 novembre. Cependant force est de constater que ces actions, qu’il s’agisse du travail quotidien d’accompagnement des victimes ou des campagnes de sensibilisation, si elles sont indispensables, peinent à faire reculer ce fléau. Les élues précisent dans le courrier que « Chaque année dans le Val-de-Marne, 36 000 femmes environ sont victimes de violences et nous avons tous présent à l’esprit divers drames ayant entraîné la mort de plusieurs d’entre elles et, parfois, la mort de leurs enfants ».
Face à ce terrible constat, les pouvoirs publics ne peuvent pas être inactifs. Cette responsabilité incombe avant tout à l’État qui doit agir pour que la loi du 9 juillet 2010 ait les moyens d’être appliquée ! Les deux collectivités, la municipalité de Villeneuve-Saint-Georges, le 8 mars 2011, et celle de Villejuif, le 25 novembre 2011, ont pris leur responsabilité en s’engageant dans le dispositif «Un toit pour elle» en signant une convention avec l’association Tremplin 94 -- SOS Femmes… et invitent les autres collectivités à en faire de même !
L’engagement dans ce dispositif partenarial doit permettre aux victimes mais aussi aux différents partenaires et acteurs de ne pas rester isolés dans la recherche de solutions d’hébergement et de relogement, de mutualiser les compétences et moyens de chacun pour offrir aux victimes des solutions plus adaptées à leurs situation et disposer à moyen terme de données plus précises et d’outils d’évaluation sur ce sujet. Les élues appellent de leurs vœux les autres communes du département à faire de même !
L’élection de Martin Schultz ancre la connivence entre socialistes et droite en Europe. « Je serai absent de Strasbourg mardi 17 janvier (matin). Tant mieux ! Je suis très heureux de ne pas participer à la mascarade de l’élection du social-démocrate Martin Schultz, candidat commun des socialistes et de la droite à la présidence du Parlement européen. Je dénonce la collusion et les renvois d’ascenseur entre les socialistes et la droite dans les institutions européennes. En pleine agression de la finance contre les peuples en général et contre la France en particulier, je n’apporterai pas mon soutien à cette collaboration sans principe.
L’Union des « oui » au Traité de Lisbonne est devenue l’union du « oui » à l’austérité et au libéralisme ! Martin Schultz en est la caricature. Il a voté, entre autres, les résolutions en faveur des sanctions contre les dépassements de déficits autorisés, les nouveaux pouvoirs des agences de notation, la libéralisation du gaz et le paquet ferroviaire sans oublier la directive service. Il avait voté pour le président de droite du Parlement. Il est récompensé pour ses bons et loyaux services. Sans moi ! Pour ma part, à la même heure, je reçois Bernard Thibault, et je préfère cela ! »
A Nantes, devant 5500 personnes, Mélenchon exhorte Hollande à «rendre les coups au système capitaliste!». Une «démonstration de force». Deux jours après son passage télévisé remarqué sur France-2 lors de l’émission «Des paroles et des actes», Jean-Luc Mélenchon n’a rien perdu de sa verve, devant plus de 5 500 personnes réunies au Zénith de Saint-Herblain (dans la banlieue de Nantes). Lançant à la foule «Résistance! Résistance!», celle-ci lui répondant de plus belle, le héraut du Front de gauche à la présidentielle se veut désormais «le candidat de la résistance des Français aux agences de notations».
Il a exhorté son concurrent socialiste François Hollande à rectifier son positionnement, notamment après la dégradation de la note de la France par l’agence Standard & Poor’s. S’adressant aux électeurs et militants socialistes, qu’il ne désespère pas de rallier dans l’isoloir: «Aidez-nous, faites comprendre à François Hollande qu’il se trompe quand il dit “ce qui est doit être changé, ce n’est pas le rapport au agences et aux marchés mais le rapport des Français à leurs dirigeants”. Tu as tort, François, il faut rendre les coups, il faut frapper le système!».
Autre cible, la candidate du F-HAINE, Marine Le Pen, qualifiée «d’hallucinogène, d’opium du peuple qui fait croire que l’ennemi c’est l’immigré alors que c’est le financier». Mélenchon espère bien contester le vote ouvrier au Front national. «Camarade, regarde où est ton intérêt, a-t-il lancé. Ton intérêt de classe, c’est de voter avec ta classe!».
Face aux «quatre Daltons de l’austérité» (Sarkozy, Hollande, Bayrou et Le Pen – «le plus petit est le plus méchant, la plus grande est la plus bête» dont «trois sont des purs produits du oui au référendum européen», il entend plus que jamais se placer en alternative.
Déclaration de Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité et député au Parlement européen, vice-Président du groupe GUE/NGL sur la perte du Triple A français.
Le glaive des marchés est sorti du fourreau. Une de leur agence de mercenaires, Standard & Poors a décidé aujourd’hui de dégrader la note de la France. A quoi jouent les agences de notation, ces officines privées toutes liées aux mondes des banques et des affaires ? Quel événement ces derniers jours justifie que cette dégradation ait lieu aujourd’hui ? Aucun !
Au moment ou s’accélère la campagne pour l’élection présidentielle en France, les marchés forcent les portes pour s’inviter dans les débats pour mieux les tuer. Non contentes d’avoir obtenu la casse de la retraite à 60 ans, la RGPP, les plans d’austérité, probablement bientôt la TVA sociale qui serait un troisième plan d’austérité, habile manière de faire subventionner les employeurs par les pauvres, elles resserrent aujourd’hui l’étau qui maintient tous les candidats à l’exception de celui du Front de Gauche, dans la direction qu’elles souhaitent, celle de l’austérité pour les plus modestes. Ce n’est pas seulement l’économie française qui est attaquée, mais aussi la démocratie. Rappelons-nous des diatribes des ministres et du président de la République. La sauvegarde du triple A était leur prétexte pour la rigueur. Qu’en reste t-il aujourd’hui ? Et ce n’est pas sans arrière pensée que l’agence prend soin de préciser que l’Allemagne conserve, elle, la note maximale, elle qui est montrée comme l’exemple du meilleur élève en classe d’austérité.
Tout cela vise à exciter la peur des français, pour les paralyser et accepter le sort qu’on veut leur faire : plus d’impôts, achèvement de la casse des services publics, démantèlement de la Sécurité Sociale. Les taux d’intérêts auxquels la France emprunte aujourd’hui sur les marchés pour refinancer sa dette vont augmenter, enrichissant les banques et nous étouffant encore un peu plus. Cela ne fait que nous renforcer dans la conviction qu’il faut obliger la Banque Centrale Européenne à prêter directement aux Etats, gratuitement ou presque, en nous libérant les peuples des diktats des marchés.J’appelle les français, les modestes, ceux qui souffrent de l’austérité à opposer à ces intimidations la plus ferme résistance et à rester vigilant. Il nous faut choisir entre le peuple et la finance.
Entre le travail et le capital. Nous choisissons le peuple !
Même le rédacteur en chef du Point en a convenu en conclusion de Des paroles et des actes. Jean-Luc Mélenchon a donné de la consistance à une campagne présidentielle qui en manque singulièrement, lors de son passage ce jeudi soir dans l’émission de France 2 consacrée aux présidentielles de 2012.Si ses contradicteurs ont souvent cherché la petite phrase, le candidat du Front de gauche a fait jouer ses talents de tribun pour toujours replacer les propositions du programme partagé L’Humain d’abord, au coeur de ses réponses. Le moins que l’on puisse dire est que ces presque trois heures de direct furent denses. « Notre priorité, c’est de convaincre les gens qu’on peut changer ce pays. La cocote minute est en train de bouillir ».
Extraits: A gauche toute. « Je n’ai pas l’intention de courir derrière chaque invention des communicants socialistes. » « Le Front de gauche est le front par lequel des milliers de gens qui n’allaient pas voter, vont aller voter… J’estime que le Front de gauche est la condition de la victoire de la gauche. Je ne suis pas la gauche de la gauche. Je suis de gauche. »"François Hollande n’est pas mon adversaire, c’est mon concurrent. (…) Mais s’il croit qu’il suffira qu’il apparaisse sans avoir discuter avec personne… (Si Hollande est au deuxième tour), je lui dirais: convainquez les électeurs du Front de gauche, débrouillez-vous ».Plus personnellement: « Je suis un homme qui vient du système. Je suis un cacique du PS comme les autres. J’ai voté pour Maastricht mais dès que j’ai compris que c’était une erreur, j’ai lutté contre.
» Front national. » Moi je les combats frontalement mais je trouve qu’il ne serait pas normal qu’elle (Marine Le Pen, ndlr) ne puisse pas être candidate. » « J’ai passé ma vie entière à lutter contre eux. (…) Nicolas Sarkozy et Claude Guéant sont responsables d’avoir levé la digue qui séparait la droite républicaine de l’extrême-droite ». Se sortir de la crise. « D’un côté il y a l’austérité. Ils sont tous pour l’austérité. Elle mène à la catastrophe. De l’autre, il y a le Front de gauche qui propose la relance par l’activité. Premièrement, s’il doit y avoir de la croissance, elle doit être écologique. Deuxièmement, il faut augmenter les salaires. » Et surtout ne pas prendre l’Allemagne comme modèle: « Il y a 20% de la population active qui est en dessous du seuil de pauvreté en Allemagne. Et il n’y pas 6% de chômage. On a maquillé toutes les statistiques en supprimant les seniors. »
Refonder notre modèle économique. « Nous devons arracher les entreprises des griffes de la finance et aller vers la planification économique. (…) A la place de la concurrence et de la libre-concurrence non faussée, il faut de la coopération. Notre intérêt est de discuter avec les Chinois. Cela ne veut pas dire approuver le régime chinois, cela veut dire coopérer. » Au niveau de l’entreprise: « Je suis partisan d’une loi qui donne un droit de préemption aux salariés sur leur outil de travail… que ceux qui détiennent des actions aient des droits selon le temps de détention de ces actions. Je suis partisan de la planification écologique. »
Réindustrialiser. Déplorant le « saccage » de l’industrie française par la volonté des actionnaires, Jean-Luc Mélenchon a avancé des pistes pour relancer la machine. « Comment s’y prend on pour le reconstruire ? Toujours à partir de pôles publics qui structurent ». Et de préciser: « Nous avons évolué. Nous croyons aujourd’hui beaucoup plus à la propriété sociale. » Augmenter les salaires. Rappelant la mesure prônée par le Front de gauche d’augmenter le SMIC à 1700 euros, « soit à peine 2 euros de plus de l’heure », Jean-Luc Mélenchon précise: « Le Front de gauche est pour que le patronat du CAC 40 et de la banque ait des payes pareilles. A partir de 360.000 euros de revenus, le Front de gauche prend 100%. Nous voulons mettre en place dans les entreprises des cercles vertueux avec notamment des salaires d’écart maximum allant de 1 à 20. »
Plus de 3,3 millions de téléspectateurs ont suivi Jean-Luc Mélenchon soit 13,3 % de part d’audience. La prestation de Jean-Luc Mélenchon sur France 2, hier soir, a été appréciée par les Français. En témoigne son excellent score enregistré sur la télévision publique, il devance largement le candidat du Modem, François Bayrou (plus de 800 000 téléspectateurs) et réalise une audience comparable à celle de Marine Le Pen. Avec 13,3% des parts d’audience, le leader du Front de gauche fait mieux que le patron de l’UMP, Jean-François Copé (11,1 %) et du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé (9,4 %). Un bon score à transformer dans la rue à Villeneuve et Ablon et les urnes…
Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,4% en décembre par rapport au mois de novembre, essentiellement tirés par l’accélération des prix de l’habillement et de l’alimentation, faisant monter l’inflation sur un an à 2,5%.
En novembre, l’indice des prix à la consommation avait progressé de 0,3% sur un mois et de 2,5% en glissement annuel.L’indice des prix harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres membres de la zone euro, augmente de 0,4% sur un mois et de 2,7% sur un an.
Les prix de l’habillement affichent une progression de 0,7% par rapport à novembre et de 3,0% par rapport à décembre 2010 tandis que les prix de l’alimentation s’inscrivent également en hausse, de 0,3% sur un mois (+0,9% pour les produits frais) et de 3,3% en rythme annuel. Rajoutons le prix en hausse permanente de l’essence qui étrangle les familles dans leurs déplacements.
C’est de cela que, des réponses à cette crise, de la réalité, du quotidien des français, des fins de mois qui arrivent le 15 que Jean Luc Melenchon va nous parler ce soir sur France 2 à 20h30.