Navigation | PCF Gardez la parole à Villeneuve Le Roi

Pages

Catégories

11 décembre 2018

Le mouvement des gilets jaunes, c’est l’échec du libéralisme 

Entretien. Des cahiers de doléances ouverts dans sa circonscription à la motion de censure que son groupe GDR entend déposer à l’Assemblée, Sébastien Jumel, député communiste de Seine maritime, revient sur un mouvement qui « réveile une forme de lutte de classes ».

 

Vous avez défilé, samedi, avec les gilets jaunes, pourtant présentés comme hostiles aux partis politiques. Qu’en retenez-vous ?

 

Sébastien Jumel Dès le premier jour, je me suis rendu aux côtés des gilets jaunes, parce que j’ai considéré que c’était notre colère : celle des frigos vides, celle des territoires humiliés, celle de la France qui travaille et n’est pas respectée, celle du peuple qui demande de la dignité. Très tôt, en circonscription, en lien avec les maires de Dieppe et du Tréport, j’ai lancé un appel à nous joindre à cette colère. Notre présence à la manifestation de samedi était, du coup, naturelle. Je m’y suis senti bien, parce qu’en phase avec cette colère : c’est la goutte d’essence qui a fait déborder le vase, mais c’est d’abord le besoin de justice sociale, de justice fiscale et de justice territoriale qui s’exprime. Ce sont des combats qu’on mène au quotidien avec les agriculteurs, les ouvriers, les boîtes, les maires ruraux. La colère des gilets jaunes vient de loin et catalyse tout ça.

 

La municipalité communiste de Dieppe a été la première à ouvrir des cahiers de doléances. Les citoyens s’en sont-ils emparés ? Que racontent ces « récits de la colère » ?

 

Sébastien Jumel Avec le maire Nicolas Langlois, nous avons ouvert, dès le 16 novembre, ces récits de la colère. Les habitants s’en sont emparés avec des phrases fortes. J’ai en tête de nombreux témoignages de scènes de vie de la France qui manque, de la France qui souffre, de la France qui souhaite être respectée. On peut y lire : « Je gagne 700 euros par mois, mon loyer est de 200 euros, au 15 du mois il ne me reste plus que 50 euros pour vivre, on mange des pâtes, des patates, ma voiture a 18 ans, comment on fait ? » Tous ont un sentiment de mépris et dénoncent l’éloignement de l’école, des services publics, de l’hôpital et des commerces de proximité de leurs lieux de vie.

 

Votre groupe est à l’initiative d’une motion de censure qui devait être déposée, hier, avec les députés FI et PS. Mais les socialistes ont souhaité attendre la déclaration de Macron de lundi soir…

 

Sébastien Jumel C’est assez incompréhensible, parce que cette motion de censure vise à sanctionner le gouvernement pour la mauvaise politique qu’il mène depuis dix-huit mois. Ce n’est pas un hasard si le pouvoir d’achat des retraités a été amputé : cela a été décidé dans la loi de financement de la Sécurité sociale. Ce n’est pas un hasard si l’injustice fiscale est flagrante : cela fait deux lois de finances que les cadeaux sont multipliés pour les plus fortunés en mettant à contribution les autres. Ce n’est pas un hasard si les services publics reculent : la rationalisation de leur présence reste la feuille de route permanente du gouvernement. La situation actuelle n’est pas conjoncturelle, c’est le fruit d’une politique qui fait mal depuis dix-huit mois et commet des méfaits insupportables pour les gens. Cette motion de censure, quel que soit le discours de Macron, vise à engager la responsabilité du gouvernement et aussi à mettre chaque député, seul devant son boîtier de vote, devant ses responsabilités.

 

La réponse politique du pouvoir est-elle à la hauteur depuis le 17 novembre ?

 

Sébastien Jumel Non. C’est trop peu, trop tard et à côté de la plaque. C’est un gouvernement qui n’aime pas le peuple tel qu’on le vit au quotidien, qui est dans l’arrogance, le mépris de classe permanent. Cette colère s’est coalisée autour d’une politique injuste et de propos humiliants sur les « illettrées » et « ceux qui ne sont rien ». Cela réveille une forme de lutte de classe menée par le peuple qui souffre, qui travaille et qui manque. Le mouvement des gilets jaunes, c’est l’échec du libéralisme.

 

Les gilets jaunes éclairent d’un nouveau jour la crise démocratique profonde à laquelle la France est confrontée depuis des années. Une VIe République est-elle la solution ?

 

Sébastien Jumel Évidemment. Le régime est usé, déconnecté. Les gens ne veulent plus du pouvoir d’un seul homme. Ils refusent que les décisions se prennent sans eux. Cela implique de faire de la politique autrement et de construire une République exemplaire. J’ai été bouleversé par le texte d’Édouard Louis qui résume bien ce que je pense depuis des années sur la manière dont les gouvernants font de la politique contre le peuple, sur le dos du peuple et sans le peuple. Il y a un besoin de refaire société, de récréer des solidarités concrètes, de conquérir de nouveaux droits pour les citoyens, et il y a l’ardente obligation de travailler à une alternative au libéralisme. Ceux qui ont regardé ce mouvement avec inquiétude ou condescendance ne mesurent pas l’épaisseur de ce qui est en train de se passer. La colère est forte, durable, vient de loin et nécessite de trouver des prolongements politiques. Les gilets jaunes disent qu’ils ne souhaitent aucun lien avec les forces politiques, mais je constate depuis des semaines que la politique s’invite en grand dans les discussions quotidiennes. Au fond, ce mouvement très jeune s’interroge sur la manière de faire vivre la démocratie. J’ai senti parmi ces gilets jaunes un rejet de la politique au sens générique du terme, mais j’ai aussi mesuré qu’ils font bien la différence entre les élus qui sont à leurs côtés et les élus qui sont dans le camp d’en face. 

 

Par pcfvlr le 11 décembre, 2018 dans Non classé
Pas encore de commentaires

5 décembre 2018

Approfondir la Résistance

GRB

 

 

 Le gouvernement doit répondre à la souffrance et à la colère du pays!

Les gilets jaunes, les blouses blanches, les gilets rouges, les robes noires, les bleus de travail… exigent avec force, l’égalité et la dignité. Le gouvernement doit répondre à la souffrance et à la colère du pays. Dès le 1er janvier 2019, l’impulsion doit être donnée d’une augmentation générale des salaires et des pensions, dans le public comme dans le privé :

le SMIC doit être augmenté de 200 euros nets.

les négociations doivent s’ouvrir au plus vite dans toutes les branches professionnelles comme dans la fonction publique.

 

Pour financer la transition écologique d’autres choix fiscaux, budgétaires et financiers s’imposent, dès la Loi de Finances 2019.

 DE RAMENER LE TAUX DE LA TICPE À SON NIVEAU

DE 2017 ET L’AFFECTER RÉELLEMENT À LA TRANSITION

ÉCOLOGIQUE,

 UNE TAXATION EXCEPTIONNELLE DES 10 MILLIARDS

DE PROFITS ANNUELS DES COMPAGNIES PÉTROLIÈRES,

 LA TAXATION DU KÉROSÈNE,

 LE MAINTIEN DES LIGNES FERROVIAIRES DE PROXIMITÉ, MENACÉES DE FERMETURE, LE DÉVELOPPEMENT DU FRET FERROVIAIRE,

 LE RETOUR À UNE TVA DE 5,5 % SUR LES TRANSPORTS EN COMMUN.

ET REVENIR SUR L’ENSEMBLE DES MESURES FISCALES

EN FAVEUR DES PLUS RICHES ET DES PROFITS (ISF, CICE…).

Par pcfvlr le 5 décembre, 2018 dans Non classé
Pas encore de commentaires

4 décembre 2018

Un moratoire ne va pas changer la vie des français

Annonces E.Philippe : « Un moratoire ne va pas changer la vie des français » (Fabien Roussel – PCF)

Après plusieurs semaines de mobilisations intenses partout en France, le Premier Ministre vient d’annoncer la suspension pour 6 mois de la hausse des taxes sur les carburants

Ces annonces sont clairement insuffisantes face à un peuple qui souffre de ne pas pouvoir boucler ses fins de mois. Les revendications sont pourtant claires : il faut plus de mesures pour le pouvoir d’achat et cela ne peut passer que par une augmentation des salaires et des pensions.

Non seulement un moratoire ne changera pas la vie des français, mais pire elle serait aggravée puisque le Premier ministre menace qu’une telle mesure serait suivie d’une dégradation des services publics. Voilà la preuve que le gouvernement est complètement coupé des réalités du quotidien des français.

Édouard Philippe n’entend que de l’oreille droite. Il est temps qu’il se mette à écouter des deux oreilles

Les communistes resteront mobilisés et accentueront leur campagne pour une meilleure répartition des richesses, plus de pouvoir d’achat et de services publics dans les villes comme à la campagne, pour taxer le capital et le rétablissement de l’ISF, et la hausse de 200€ net du SMIC.

 

Les mesure du gouvernement au gilets jaunes

 

Smic net à venir – de 3%.

Les nouvelles modalités du contrôle technique sont suspendues

Sans prononcer le mot « moratoire », voici ce QUI EST annoncé mardi.

Le gel des hausses de 3 mesures fiscales écologiques

« Les hausses de trois mesures fiscales [liées à la transition écologique] devaient entrer en vigueur au 1er janvier […] Je les suspends pour six mois. Elles ne s’appliqueront pas », a annoncé Edouard Philippe, citant les trois dispositifs concernés :

  1. La taxe carbone
  2. La convergence de la fiscalité entre l’essence et le diesel
  3. L’alignement sur la fiscalité des particuliers de la fiscalité du GNR, le gazole des entrepreneurs non routiers, notamment utilisés par les agriculteurs

Les tarifs du gaz et de l’électricité sont mis en pause

Une « grande concertation dans les territoires ». Celle-ci se tiendra du 15 décembre au 1er mars

Par pcfvlr le 4 décembre, 2018 dans Non classé
Pas encore de commentaires

3 décembre 2018

Les députés PCF et LFI veulent déposer une motion de censure

Gilets jaunes. Les députés PCF et LFI ont annoncé vendredi vouloir déposer une motion de censure contre le gouvernement au vu de la «gestion catastrophique» de la crise des «gilets jaunes», ce qui implique qu’ils parviennent à rallier les signatures du PS. Appelant dans un communiqué à «censurer le gouvernement pour sortir de la crise», le groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) dénonce une «attitude méprisante» de l’exécutif «qui attise la colère légitime de nos concitoyens». Peu après le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, a aussi fait état sur Twitter de l’intention de son groupe de déposer une motion pour mettre «fin à la malfaisance de ce gouvernement et à sa politique» face à «l’impasse politique dans laquelle le gouvernement enferme le pays et pour exprimer la colère politique du peuple en action partout dans l’hexagone et les Outre-Mer».  (libé)

——————————————————————————————-

Censurer le Gouvernement pour sortir de la crise

N’attendant rien de la rencontre avec le Premier ministre, nos concitoyens poursuivent, sous des formes diverses, la mobilisation pour témoigner leur mécontentement à l’égard des orientations du Gouvernement et dénoncer les attaques successives contre le pouvoir d’achat. Ces mobilisations expriment d’abord le refus de l’injustice sociale et fiscale, et portent des revendications de progrès social qui vont bien au-delà du prix du carburant, notamment l’augmentation du SMIC et des salaires. Malgré le soutien grandissant des Françaises et des Français au mouvement des gilets jaunes, l’exécutif persiste dans une attitude méprisante qui attise la colère légitime de nos concitoyens. L’entêtement du Gouvernement qui veut « garder le cap » à tout prix menace la paix civile et fragilise l’activité économique de nos territoires. Il est temps de tirer les conséquences de la gestion catastrophique de cette crise. C’est pourquoi le dépôt d’une motion de censure pour obtenir la démission du Gouvernement, en vertu de l’article 49 alinéa 2 de la Constitution, s’impose. Nous allons donc solliciter le groupe des députés de la France Insoumise (accord) et le groupe des députés socialistes et apparentés (accord) pour réunir les 58 signatures nécessaires et pouvoir, dès cette semaine, engager la responsabilité du Gouvernement.

Sébastien JUMEL, Jean-Paul LECOQ et Hubert WULFRANC (Seine-Maritime) et Fabien ROUSSEL, Secrétaire national du PCF (Nord) André CHASSAIGNE, Président du groupe (Puy-de-Dôme) Alain BRUNEEL (Nord) Marie-George BUFFET (Seine-Saint-Denis) Pierre DHARREVILLE (Bouches-du-Rhône) Jean-Paul DUFREGNE (Allier) Elsa FAUCILLON (Hauts-de-Seine) Stéphane PEU (Seine-Saint-Denis)

https://www.change.org/p/soutien-%C3%A0-la-motion-de-censure-pour-renverser-le-gouvernement?sfmc_tk=CkOchouCYJpQHP3xbEWR4ziBtSPg1%2fWkxKNmTvPhKgQupcupHidgVRskg5QyzXNL&share_context=signature_receipt&utm_medium=email&utm_source=petition_signer_receipt_v2&utm_campaign=triggered&j=450940&sfmc_sub=203160064&l=32_HTML&u=65765217&mid=7233052&jb=1011952

 

Par pcfvlr le 3 décembre, 2018 dans Non classé
Pas encore de commentaires

26 novembre 2018

les communistes ouvrent une nouvelle page

https://www.humanite.fr/congres-du-pcf-les-communistes-ouvrent-une-nouvelle-page-664170

logo n

est un nouveau logo donc…

 

Par pcfvlr le 26 novembre, 2018 dans Non classé
Pas encore de commentaires

12 novembre 2018

Est-il vrai que les élus du PCF reversent leurs indemnités…

Est-il vrai que les élus du PCF reversent leurs indemnités pour ne pas gagner plus qu’un ouvrier qualifié ?

OUI, les élus du parti communiste français ne sont pas censés gagner plus que leur ancien salaire, mais ne sont pas rémunérés au niveau d’un ouvrier qualifié.

Lu dans libé article de Pauline Moullot

 

Les élus du parti communiste français (PCF) reversent en effet une partie de leur indemnité au Parti, mais ne gardent pas forcément un salaire égal à celui «d’un ouvrier qualifié». C’est inscrit dans les statuts du Parti, qui indiquent: 

«Les élue-e-s, membres du PCF, ne tirent pas de revenus supplémentaires de leur mandat. Indépendamment de leur cotisation d’adhérent-e, elles et ils prennent l’engagement de verser leurs indemnités au parti; à l’association nationale de financement pour les parlementaires, aux associations départementales de financement pour les élus territoriaux ou locaux. Par cette cotisation d’élu-e, les élu-e-s communistes participent ainsi à la mutualisation des moyens sur le territoire concerné. Le Parti contribue à leur assurer les moyens nécessaires à l’exercice de leur mandat, après débat avec les intéressé-e-s. Si elles ou ils doivent réduire ou suspendre leur activité professionnelle, elles et ils conservent une indemnité compensatrice – établie en toute clarté avec les instances concernées.»

Versement individualisé

Ainsi, ils ne sont pas censés toucher la même somme qu’un ouvrier qualifié, mais ils ne doivent ni perdre d’argent ni en gagner en exerçant leur fonction. Un prof qui abandonne son poste en étant élu député, sénateur ou maire, est donc censé garder pour lui la même somme que son ancien salaire, et reverser le reste au parti. A l’inverse un conseiller municipal, par exemple, qui continue de travailler à plein temps en parallèle de son mandat ne garde qu’une indemnité «de représentation». «Pour s’acheter un costume ou un forfait de téléphone», donne comme exemple le service de presse du PCF. «C’est chacun selon ses besoins»

L’idée reçue selon laquelle ils ne doivent pas toucher plus qu’un ouvrier qualifié remonterait aux origines du parti. «Un député ou sénateur ne devait pas toucher plus qu’un dirigeant du parti, et le salaire d’un dirigeant ne devait pas dépasser celui d’un ouvrier qualifié», raconte à CheckNews le trésorier du PCF Jean-Louis Le Moing. Et si aujourd’hui chaque contribution est individualisée (un cadre du privé ne verra pas son salaire diminuer), le trésorier assure qu’aucun cadre exécutif du parti ne touche plus de 3000 euros nets par mois. 

«On est contre la professionnalisation des élus, et ce système favorise le renouvellement. Nous ne voulons pas que nos militants qui deviennent élus constatent un changement dans leur rythme de vie», précise à CheckNews celui qui défend un «fonctionnement vertueux»

Ce système est-il légal? Oui, répond la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), qui indique que ces montants doivent être inscrits dans les comptes des partis sur le poste comptable «contributions des élus». Si le PCF n’est pas le seul à demander une contribution à ses élus, il est le seul parti à le faire dans une telle mesure. Ainsi, en 2016, les contributions d’élus représentaient 29% de ses ressources (un peu plus de sept millions d’euros sur 25). Seul le PS touche plus de contributions d’élus (11 millions), mais représentant 24% de ses ressources. 

 

Par pcfvlr le 12 novembre, 2018 dans Non classé
Pas encore de commentaires

5 novembre 2018

LE SERMENT DU CENTQUATRE

Les rédactions des journaux, Politis, Mediapart, Regards, Bastamag, L’Humanité, Alternatives économiques, le Bondy Blog, Là-bas si j’y suis, La Marseillaise, Siné Mensuel et Le Courrier des Balkans… se sont associer pour lancer le Manifeste « Pour l’accueil des migrants » signé par 150 intellectuels, artistes, militants associatifs, syndicalistes et personnalités de la société civile au départ, il a déjà reçu plus de 60 000 soutiens.

A Paris au 104, les initiateurs se sont ainsi réunis le 25 octobre 2018 pour un grand débat. Ils ont produits un serment pour l’accueil des migrants que nous partageons.

 

LE SERMENT DU CENTQUATRE

Considérant que l’humanité n’est pas assignée à résidence et qu’il n’y a pas de crise migratoire mais une crise de l’accueil ; considérant que toute concession aux idéologies de rejet des étrangers et aux politiques de préférence nationale nourrit les peurs et fait le lit de la haine, au lieu de faire reculer les ombres qui menacent ; considérant que, de même qu’hier un peuple qui en opprimait un autre ne pouvait être libre, aujourd’hui un peuple ne sachant pas être au rendez-vous des solidarités avec l’humanité ne saura plus les défendre pour lui-même ; considérant que toute dérobade au devoir d’hospitalité ouvre la voie à la remise en cause de l’égalité des droits, fondement premier d’une politique démocratique, au plus grand bénéfice de l’autoritarisme et du fascisme qui grandissent.

Les médias initiateurs du manifeste « Pour l’accueil des migrants » demandent aux élus locaux, nationaux et européens, à tous les responsables politiques qui entendent solliciter les soutiens et les suffrages des citoyennes et citoyens pour pouvoir agir et gouverner de faire le serment d’accueillir les migrants. C’est-à-dire : le serment de s’engager à respecter les droits fondamentaux de tout être humain à quitter tout pays, y compris le sien, à y revenir et à circuler librement à l’intérieur d’un État, tels qu’ils sont énoncés par l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Le serment de promouvoir un accueil digne de tous les nouveaux arrivants, de leur assurer les droits civils, sociaux et politiques qui leur sont dus, avec des dispositifs publics assurant la prise en charge des personnes les plus vulnérables et l’information complète de tous les migrants sur leurs droits.

Le serment de garantir le respect effectif du droit d’asile des personnes menacées de persécution, avec l’élargissement des critères ouvrant droit au statut de réfugié afin de prendre en compte les causes variées de l’exil forcé. Le serment de refuser toute discrimination liée à l’origine, à la culture, à l’apparence ou à la croyance, tout comme au sexe et au genre. Le serment de faire en sorte que le pays où furent proclamés sans frontières les droits de l’homme et du citoyen ne soit pas celui de sa seule déclaration, mais celui qui leur donne vie et réalité, par une politique volontaire et exemplaire.

Par pcfvlr le 5 novembre, 2018 dans Non classé
Pas encore de commentaires

11 octobre 2018

Les élus locaux en ont marre

Les élus locaux en ont marre

Les communes se rassemblent pour la démocratie et les services publics de proximité

Pour :

- la décentralisation et le pouvoir d’agir des élus locaux avec les habitants

- l’autonomie financière et fiscale des collectivités

- la cohésion sociale et le développement des services de proximité

L’appauvrissement des compétences et des moyens des communes ont des conséquences catastrophiques : dilution du lien avec les citoyens, dégradation des services de proximité, affaiblissement démocratique, overdose technocratique, sentiment d’abandon des populations.

Alors que les attentes de nos concitoyens augmentent, l’État central essaie de reprendre en main nos destins :

-Par la baisse continue des dotations (la DGF est passée de 21% des recettes des communes à 14% en quelques années…) Dans le même temps, l’Etat se défausse sur les collectivités locales en ce qui concerne ses missions régaliennes : police municipale, actes d’état civil, hébergement d’urgence…

-Par la disparition programmée de la taxe d’habitation, entrainant la remise en cause de l’autonomie fiscale et du lien entre citoyens et action municipale.

-Par une volonté accrue d’orienter et de contrôler l’action des collectivités qu’illustre la mise en place de la contractualisation budgétaire récente.

Conscients de la difficulté qui est la nôtre à assumer nos engagements sur lesquels nous avons été élus et de la difficulté encore plus grande d’en prendre de nouveaux,

Conscients de l’importance de nos actions et des investissements que nous portons pour le pays,
Soucieux de montrer à nos concitoyens la difficulté qui est la nôtre,

Décidés à demander au gouvernement et au parlement de soutenir l’action de nos collectivités lors du vote de la loi de finances 2019, plutôt que de nous affaiblir par des baisses de dotations
Décidés à montrer que la décentralisation, comme la démocratie de proximité, sont avant tout d’immenses atouts pour notre pays,

Unis dans nos diversités politiques sur les objectifs énoncés ci-dessus,

Nous serons rassemblés samedi 10 novembre à 10 heures devant l’Assemblée Nationale parce que nous voulons être des maires et élu.es de proximité au service des habitants.

Collectif des élus franciliens soutenu par l’AMIF et le Forum Métropolitain du Grand Paris

 

Premiers signataires : Sylvie Altman, maire de Villeneuve Saint Georges, Marie-Hélène Amiable, maire de Bagneux, François Asensi, maire de Tremblay en France, Pascal Beaudet, Président groupe FDG à la MGP, Stéphane Beaudet, maire de Courcouronnes, Président de l’AMIF, Jacqueline Belhomme, maire de Malakoff, Patrice Bessac, Maire de Montreuil, Président de l’ANECR, Didier Berger, maire de Clamart, Michel Billout, maire de Nangis, Nicolas Bonnet-Ouladj, Président du groupe PCF mairie de Paris, Patrick Braouezec, Président de l’EPT Plaine Commune, Daniel Breuiller, Vice-Président de la MGP, Philippe Buyssou, maire d’Ivry, Président de l’association des maires du Val de Marne, Eric Cesari, Président du groupe LR de la MGP, Marie Chavanon, maire de Fresnes, Yves Contassot, Président du groupe écologiste et citoyen à la MGP, Stéphanie Daumin, maire de Chevilly Larue, Patrick Douet, maire de Bonneuil, Christian Fautré, maire de Champigny, Delphine Fenasse, Fontenay sous Bois, Jacques Gautier, Maire de Garches, Président de l’association des maires des hauts de Seine, Mohamed Gnabaly, Maire de l’Ile Saint-Denis, Nicole Goueta, maire de Colombes, Didier Guillaume, Maire de Choisy le Roi, Jean-Claude Kennedy, Maire de Vitry sur Seine, Philippe Laurent, Maire de Sceaux, Michel Lebouc, maire de Magnanville, Patrice Leclerc, Maire de Gennevilliers, Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, Christian Métairie, maire d’Arcueil, Georges Mothron, Maire d’Argenteuil, Pascal Noury, maire de Morangis, Yves Révillon, Maire de Bois-Colombes, Azzedine Taïbi, maire de Stains, Sylvine Thomassin, maire de Bondy, Patricia Tordjman, maire de Gentilly,

http://www.patrice-leclerc.org/gennevilliers/3918-un-appel-d-elu-es-que-j-ai-signe-les-elus-locaux-en-ont-marre

 

 

Par pcfvlr le 11 octobre, 2018 dans Non classé
Pas encore de commentaires

10 octobre 2018

ADP bradé: désastres pour l’emploi et la protection des riverains

Privatisations. Ils vendent notre patrimoine

En première lecture, les députés de la majorité ont approuvé la privatisation de deux entreprises publiques très rentables : la Française des jeux et les Aéroports de Paris mais aussi le désengagement d’Engie (ex-GDF) dans laquelle l’État détient encore des parts. Les différentes composantes de l’opposition dénoncent des choix à courte vue.

Socialiser les pertes et privatiser les profits. L’adage libéral est plus que jamais d’actualité au sommet de l’État : sur proposition du gouvernement, les députés de la majorité ont approuvé, hier, en première lecture, la privatisation de la Française des jeux.

La très juteuse entreprise publique a enregistré en 2017, 15,1 milliards d’euros de mises, un bénéfice net en hausse de 2,8% à 181 millions d’euros l’an dernier, contre 176 millions d’euros en 2016. Elle détient, en France, le monopole des jeux de tirage et de grattage. D’ordinaire convaincue des vertus de la concurrence, la majorité prévoit l’existence d’un monopole privé des jeux pour une durée fixée à 25 ans.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a assuré que le gouvernement entendait « réguler davantage » le jeu, mais a tenu à « déconnecter complètement » cet aspect de la privatisation. Il a observé que les jeux avaient « explosé », alors que l’entreprise était publique, avec une hausse de « 64% de chiffre d’affaires en dix ans ».

Ancien établissement public, devenu société anonyme en 2005, le groupe Aéroport de Paris (ADP) bénéficie actuellement d’un droit d’exploitation exclusif des aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Paris-Le Bourget, ainsi que de dix aérodromes en Île-de-France.

Aéroports de Paris « concédés » pour 70 ans

Le bénéfice opérationnel courant de ce mastodonte aéroportuaire était, en 2017, en hausse de 366 millions d’euros à 1.030 millions d’euros (+55%). De quoi aiguiser des appétits privés auxquels l’Assemblée a décidé de le livrer sous la forme d’une concession… longue de 70 ans. Un vote aussitôt salué par la Bourse de Paris avec une action Aéroports de Paris qui s’adjugeait 1,01% à 190,50 euros, dans la foulée.

Farouchement opposés à ce qu’ils considèrent comme une atteinte grave au patrimoine national, les députés communistes ont néanmoins réussi à faire adopter un amendement qui protège le statut et l’emploi des personnels.

En plus de la Française des jeux et d’Aéroports de Paris, les députés de la majorité ont également autorisé l’État à descendre au-dessous du seuil des 33% de parts dans le capital d’Engie (ex-GDF Suez), ouvrant la voie à un désengagement total de l’État dans ce groupe stratégique du secteur de l’énergie. Là encore, il est aisé de comprendre cette décision en se penchant sur les comptes de l’entreprise : Engie a réalisé l’année dernière un bénéfice net de 1,4 milliard d’euros, contre une perte de 415 millions un an plus tôt.

Pour justifier ces privatisations, le gouvernement assurent que les cessions d’actifs d’Aéroports de Paris, de la Française des jeux et d’Engie doivent contribuer à alimenter un fonds de 10 milliards destiné à financer l’innovation et à désendetter l’État… qui ne pourra plus compter sur les rentrées d’argent annuelles générées par ces entreprises.

Léo Purguette (La Marseillaise, le 5 octobre 2018)

Les députés d’opposition sont contre

Pierre Dharréville, député PCF. « On nous tient des grands discours sur l’écologie tout en votant le désengagement d’Engie. C’est un choix grave à l’heure de l’urgence climatique et de la transition énergétique. »

Clémentine Autain, députée FI. « Je n’ai toujours pas compris quelle était l’amélioration pour les salariés ou le service rendu au public ? Aéroports de Paris dégage beaucoup de bénéfices, on est en train de la déstabiliser ! »

Stéphane Peu, député PCF. « Privatisations sont souvent des désastres pour l’emploi et les conditions de travail. »

like pcf 66

Par pcfvlr le 10 octobre, 2018 dans Non classé
Pas encore de commentaires

5 octobre 2018

Revenir à la source !

Congrès du PCF

je partage avec vous une contribution collective sur l’avenir du Nucléaire à laquelle j’ai participé

Grégory Géminel

https://printempsducommunisme.fr/category/contribution/

 

Revenir à la source !

« Une sortie progressive et maîtrisée du nucléaire « 

 

« Le nucléaire, une source d’énergie propre, sûre et économiquement abordable. », voilà les arguments des pro-nucléaires résumés en une phrase. Cependant, ils sont bien loin de la réalité constatée au quotidien à travers le monde.

Nous désirons plutôt nous engager pour un avenir sans nucléaire et faiblement émetteur de carbone assurant la vie et la protection non seulement des générations futures mais aussi de notre planète elle-même.

Voilà plus de 7 ans que les japonais-e-s sont menacé(e)s par la radioactivité dispersée dans l’air, l’eau et la nourriture. Les taux constatés n’ont pas baissé. Au-delà de la catastrophe humaine, on assiste aussi à une crise politique et industrielle. Ainsi face à l’ampleur de cette crise, et en prévision de l’organisation des Jeux Olympiques en 2020, les gouvernements successifs s’emploient juste à étouffer toute contestation en promulguant une nouvelle loi interdisant à toute personne d’évoquer Fukushima dans des termes négatifs. Le pays va revoir peut-être à la hausse les limites des doses d’exposition ! N’oublions pas non plus que les autorités emploient les classes populaires et exclues afin de nettoyer les dégâts.

L’intimidation se retrouve en France avec par exemple avec le projet à Bure avec des arrestations d’activistes et mêmes des perquisitions chez leurs avocats, quand ce n’est pas le sceau « secret défense » qui est brandit limitant toute enquête parlementaire ou investigation journalistique.

Les accidents nucléaires peuvent être engendrés- et le sont – par des catastrophes naturelles – comme un tremblement de terre ou un raz-de-marée – ainsi que par des erreurs humaines (Tchernobyl). Et cela n’est pas pris en compte par nos dirigeants politiques. En mars 2018, le président MACRON, en visite en Inde, a fait un pas de plus vers la construction de la plus grande centrale du monde, à JAITAPUR. Village de la côte ouest indienne, il est situé sur une zone sismique traversée par trois failles tectoniques (sic). S’additionnant aux risques de séisme, 10 000 habitants-es vivant de la pêche et de l’agriculture sont menacé-es. En effet, les eaux de refroidissement des réacteurs, seront rejetées dans la mer, détruisant ainsi la faune. De plus, dans le monde entier, les gens craignent aussi l’éventualité d’attentats terroristes dirigés contre des centrales nucléaires. On le sait, les cadres de sécurité en France, en Belgique sont déjà bien insuffisants, démontrés récemment par les actions de GREENPEACE à la centrale du Bugey.

Mais la radioactivité ne doit pas seulement nous inquiéter en cas d’accident nucléaire. Chaque étape de la chaîne du combustible nucléaire en relâche, à commencer par l’extraction de l’uranium provenant de pays aux régimes dictatoriaux comme le Niger ou le Kazakhstan ; ensuite cela continue durant des générations à cause des déchets nucléaires dont la gestion est chaotique.

Bien au contraire,  « les moins mauvaises » solutions sont envisagées et imposées par l’État comme le Centre Industriel de stockage Géologique (CIGÉO) à Bure de mille ans à dix mille ans malgré les dizaines de manifestations, une pétition de plus de 40 000 signatures de meusien(ne)s et haut-marnais(e)s, des débats publics tendus voire annulés, et des contre-expertises scientifiques alarmantes. Comment le PCF peut rester sourd à ces revendications tout en se disant ancré dans le réel ? En attendant, des déchets nucléaires supplémentaires sont produits chaque jour. La France à dépassée les 1,5 millions de tonnes déchet radioactifs sur son sol, ce que la béatitude technologique de quelques responsables politiques ne peut occulter.

« J’ai toujours veillé à ce que le nucléaire civil et le nucléaire militaire aillent de pair… ce serait la mort du deuxième si le premier disparaissait. » disait le Général Charles AILLERET, un des pères de la bombe atomique française. Les partisans de l’énergie nucléaire doivent affronter le fait que les programmes nucléaires civils fournissent les matières nécessaires à la fabrication d’armes nucléaires. L’arrêt du nucléaire sera source de paix. A une époque le PCF était le moins silencieux sur cette lutte, et ne peut se contenter de seulement dénoncer la dissuasion nucléaire, soyons réalistes ! La localisation, l’implantation de nouvelles centrales aux milieux de zones potentielles de conflits et de guerre est un levier impérialiste et une promesse d’hiver nucléaire insupportable contrairement au développement des énergies renouvelables. Non, l’atome n’est pas la solution à l’excès de CO2 ! La France doit rejoindre le mouvement initié par la Campagne Internationale ICAN, pour l’abolition des armes nucléaires, prix Nobel en 2018 et combattu par les puissances nucléaires.

Au-delà des arguments éthiques, même si la sécurité prime sur le reste, l’énergie nucléaire fait face tant à des bouleversements économiques profonds touchant le secteur de l’énergie qu’à des difficultés propres à la filière.

En effet, structurellement, on note que la consommation mondiale d’électricité augmente peu depuis quelques années et que tout le monde a sous-estimé les énergies renouvelables dont les coûts ont baissé fortement ce qui entraîne une baisse du prix de l’électricité (en novembre 2017, le coût du solaire avait été divisé par 5 en seulement huit ans, même tendance dans l’éolien). Le nucléaire ne peut rivaliser avec les énergies renouvelables.

Au sein de la filière nucléaire, le coût est déjà exorbitant mais ne cesse d’augmenter, et est en général payé par les contribuables. Les délais de construction ne cessent d’augmenter, déjà 10 ans de retard pour l’EPR en Finlande et que dire de Flamanville!

Les parcs nucléaires sont périmés et ne sont pas renouvelés (seulement un démarrage de chantier en 2017 en Inde). En France, les réacteurs ont été construits pour 30 ans. En 2017, 42 réacteurs sur 58 ont dépassés cette limite. L’Autorité de Sûreté Nucléaire a demandé des améliorations à EDF pour une centaine d’anomalie graves concernant plus de 50% des réacteurs : « Une remise à niveau » à minima de 30 Milliards ! Le matériel vieillit, parfois remplacé par des pièces non conformes (affaire du Creusot Areva) et supervisé par des autorités clairement dépendantes du pouvoir. Enfin, afin de réduire les coûts, les entreprises ne cessent d’employer des sous-traitants aux conditions de travail et sociales inacceptables. Sur les 220 000 emplois que compte la filière, 160 000 sont embauchés par des sous-traitants. Sans savoir long et maitrise publique, la sécurité des travailleurs et des machines est ainsi mise à mal.

Arguer que la solution aux problèmes de cette filière est de sortir du capitalisme ne va pas assurer une meilleure sécurité du parc nucléaire. La dangerosité et la vétusté restent.

Des acteurs historiques ont fait faillite comme Westinghouse ou perdent de l’argent comme Areva devenu ORANO (preuve que changer de nom ne suffit pas) vivant grâce aux perfusions financières de l’État, un puits sans fond de dingue ! L’industrie nucléaire, EDF ont reçu des subventions considérables de la part des gouvernements, qui ont apporté leur garantie pour le financement de la construction des centrales, pour limiter la responsabilité des opérateurs en cas d’accident et assumer les coûts sanitaires et de décontamination.

La production d’énergie par l’atome a représenté une avancée technologique au sortir de la guerre. Depuis de nombreux accidents se sont produits, de nouvelles technologies sont apparues et la confiance en cette source d’énergie s’est tarie. Il s’agit pour le PCF de renouveler son mode de pensée à propos du secteur de l’énergie qui doit évoluer vers une production décentralisée, co-organisée avec les riverains et durables.

L’ensemble des centrales fournissent environ 10 % de la consommation mondiale d’énergie. Nous devons travailler immédiatement ensemble pour remplacer cette petite quantité d’énergie d’origine nucléaire. Notre écommunisme, sujet clés pour l’avenir de nos sociétés doit promouvoir le développement de sources d’énergie facilement disponibles, très sûres et économiquement abordables. Elles sont de grandes sources de nouveaux métiers. Le PCF ne peut faire l’économie de cette réflexion en remettant à plus tard ce débat. Reconstruisons un pôle publique énergétique mais sans nucléaire. Sortons de cette nostalgie mortifère. C’est un défi Européen, internationaliste pour un avenir sobre, dé-carboné et sans nucléaire. 40% des congressistes lors du dernier congrès 2016 du PCF l’avaient eux aussi bien compris. C’est une des aspirations très majoritaire des écologistes et des forces antilibérales aujourd’hui.

 

Par pcfvlr le 5 octobre, 2018 dans Non classé
Pas encore de commentaires

12345...115

Luisant Pour Tous |
Collectif antilibéral de Ch... |
Blog de Michel Issindou |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Tristes topiques
| Le blog de Pierre Roche : ...
| aijfcameroun