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25 mai 2020

Covid 19 à Villeneuve-le-Roi.

 

Huit ouvriers d’un chantier de désamiantage du lycée Georges-Brassens de Villeneuve-le-Roi ont été testés positifs au coronavirus. Le maire de la ville Didier Gonzales a été  contacté par le directeur de l’ARS (Agence Régionale de Santé)  mercredi 20 mai. Nous faisons donc face au premier Cluster du Val-de-Marne depuis le début du dé-confinement le 11 mai.

La région Ile de France commanditaire du chantier,  à une énorme responsabilité une fois de plus. L’entreprise Wig France, une entreprise de désamiantage se retrouve avec des ouvriers contaminés. C’est un comble ! Quelles sont les véritables conditions de travail et de sécurité pour que tant d’ouvriers soient testés positifs? Nous les assurons de notre solidarité

Aujourd’hui aucune des familles de la Rue Jean Pierre Timbaud qui vivent à quelques mètres du chantier n’ont été contacté par la mairie ou une autorité sanitaire directement. C’est inadmissible.

Nous demandons que tous les habitants, les enfants du quartier puissent être testés, en urgence.

Depuis mi-mars la gestion de cette pandémie a reposé pour une bonne part sur les élu-e-s locaux et la bonne volonté des citoyens dans notre pays. Une charge très lourde et une responsabilité considérable. Nous saluons l’action du CCAS et des personnels de tous les services publics, mais nous n’oublions pas les réductions drastiques du nombre des personnels municipaux, indispensables au quotidien. Des dizaines de postes en moins depuis 10 ans, c’est autant de bras qui ont manqué dans ces heures dramatiques à Villeneuve-le-Roi.

Nous n’oublions pas la mise en sommeil de la démocratie : Demandeurs, les conseiller-e-s municipaux, anciens et nouveaux n’ont pas été sollicités ; leurs propositions de contributions n’ont pas obtenu de réponse ; le conseil municipal, même en formation restreinte, ne s’est pas réuni et n’a reçu une quelconque information. Organiser la solidarité sur le territoire constituait l’une des missions essentielles de l’exécutif municipal. Cela ne s’est pas produit de façon républicaine. Nous le déplorons.

Distribution et fabrication de masques, ouverture du marché dominical… depuis Avril à Villeneuve, tout cela ne fait que confirmer les effets d’une gestion personnelle ultra-centrée sur la communication du maire. Tant de bruits permanents et puis tant de relativisations du maire concernant le Cluster du lycée Brassens, cela nous interroge.

Nous allons continuer à exiger de notre coté, la gratuité des masques FFP2 et des tests pour toute la population.

LE PCF VLR

Par pcfvlr le 25 mai, 2020 dans Non classé
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19 mai 2020

Pour un nouveau partage

mieux vlr

 

Nous savons faire preuve de courage face à une épreuve majeure. Malgré le danger et les improvisations, des solidarités essentielles jaillissent toujours. S’engager, c’est donc vital pour vouloir prendre soin de toutes et tous sans exception et faire notre territoire en mieux avec chacune et chacun.

Notre choix est souvent fondé sur le jugement des politiques locales et départementales car les plus proches de nous. La volonté de les voir, ou non, poursuivies, améliorées, voir révolutionnées est une nécessité. A l’évidence trop de vérités sont souvent mises sous le tapis. Reste que ce travail, la dernière période ne l’a pas permis réellement. Il faut donc s’y attacher avec une force qui agit, s’appuyer sur les volontés locales comme dans tout le pays qui ne s’abstiennent pas, et ne veulent plus de la politique que Macron conduit. Des motivations existent depuis longtemps pour imaginer une vie plus douce, des changements véritables, écologiques et solidaires. Celles-ci, doivent sortir du petit marché de la contestation.

Après la crise, il nous faut dorénavant reconquérir une démocratie plus large, efficace et fraternelle. Albert Einstein disait : le monde est dur à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. Face au risque permanent, insupportable de finir en moutons de panurge, doivent s’imposer des solutions pour l’Humain et la planète d’abord!

L’intention est dans l’action et avec raison, nous nous devons un nouveau partage.

 

GEMINEL Grégory

Par pcfvlr le 19 mai, 2020 dans Non classé
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12 mai 2020

Dire la vérité aux francilien.ne.s, rétablir la confiance

11 MAI Déclaration des élu-e-s communistes, partenaires et citoyens d’Ile de France

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Dangers d’un déconfinement mal préparé : dire la vérité aux francilien.ne.s, rétablir la confiance

Alors que le déconfinement s’engage, les élu·e·s communistes et partenaires francilien·ne·s  réunis au sein de la Coopérative des élu·e·s s’adressent aux Francilien·ne·s. La région Ile-de-France, premier foyer épidémique, a fait l’objet de grandes hésitations de la part de l’exécutif jusqu’à la dernière minute pour savoir s’il fallait déconfiner tant les risques liés aux transports en commun sont grands. La réouverture des écoles inquiète également ainsi que le manque de masques et leur non-gratuité et la non-volonté de procéder à un dépistage massif pour isoler les personnes contaminées de manière précoce et isoler les chaines de contamination.

Très peu est prêt parce que l’Etat, irresponsable, ne fait que déleguer la mise en oeuvre d’une décision présidentielle aux collectivités locales. Nos communes, nos départements et notre région agissent mais sans les moyens d’un Etat. C’est pourquoi les inquiétudes sont grandes quant à une possible reprise rapide de l’épidémie en Ile-de-France.

La manière dont le confinement est en train d’être levé en Ile-de-France fait naître de nombreux doutes et craintes. Les Francilien·ne·.s sont inquiet.e.s et particulièrement celles et ceux, parents, qui sont sommé.e.s de décider si leurs enfants retourneront à l’école ou encore celles et ceux qui pour se rendre sur leur lieu de travail, devront emprunter les transports en commun la semaine prochaine.

Notre Région reste le premier foyer épidémique avec un nombre de malades et un niveau de contamination élevés et une tension hospitalière forte. Toute la Région est classée « rouge ».

Pour des raisons sociales et économiques, parce que le confinement est une dure épreuve pour tous et toutes, singulièrement pour les personnes défavorisées, engager progressivement le déconfinement est bien sûr attendu et nécessaire. Mais nous le redisons avec force : il doit se faire en toute sécurité sanitaire pour les Francilien.ne.s, sécurité dont l’Etat doit être le garant. Ce qui n’est pas le cas pour l’heure.

Aujourd’hui, les élus locaux sont aux premières loges pour témoigner de l’impréparation de l’État. Que le Sénat, qui entend ce qui monte des territoires, rejette le plan de déconfinement gouvernemental, que plus de 300 maires francilien·ne·s s’adressent au Président de la République pour exiger de l’Etat qu’il assume la responsabilité de la réouverture des écoles en garantissant les conditions sanitaires, que les opérateurs de transports publics s’adressent au Premier Ministre pour signifier leur incapacité à assurer le respect de la distanciation physique par manque de moyens… prouvent à quel point le gouvernement est déconnecté des réalités du terrain. Toutes ces alertes, nous les entendons quotidiennement avec nos concitoyen.ne.s.

« l’État doit garantir à tou·te·s l’accès à des masques gratuits , en saisissant ceux vendus dans la grande distribution et en réquisitionnant les stocks privés. »

Nos concitoyen·ne·s déplorent le manque de masques, leur prix élevé. Ils pointent avec justesse l’incurie de l’État en la matière, la succession de propos contradictoires quant à l’usage du masque dans l’espace public, la non-volonté étatique de fournir à tou·te·s et partout des masques pourtant nécessaires pour se protéger et protéger les autres. Nos collectivités ont pris leurs responsabilités dès qu’elles se sont rendues compte de la défaillance de l’État, mais la saturation des entreprises de textile et la difficulté d’approvisionnement font qu’il sera difficile de fournir à tous nos concitoyen.ne.s des masques alternatifs en nombre suffisant pour le 11 mai. Nous demandons donc, à nouveau, à l’État de garantir à tous les habitant·e·s l’accès à des masques gratuits de qualité, en saisissant ceux vendus dans la grande distribution et en réquisitionnant les stocks privés.

 « Tester sauve des vies. Nous sommes prêts à jouer un  rôle, mais c’est à l’Etat d’organiser un cadre national. »

Nous demandons également que toute la transparence soit faite sur les capacités de l’État à fournir des tests, alors que le Premier Ministre en a promis 700 000 par semaine pour mi-mai. Tester les personnes à symptômes, les personnes en contact, les personnes fragiles, les personnels soignants, les personnes en contact avec du public dans leur profession… est nécessaire pour accompagner la levée du confinement. Les tests permettent d’isoler les personnes contaminées et de briser les chaines de contamination. Tester sauve des vies. Nos collectivités ont mis à disposition des lieux pour permettre l’isolement des personnes contaminées, mais ceux-ci sont sous-occupés. Cela nous alerte sur la volonté réelle de l’État de mettre en œuvre la stratégie « test et isolement »pourtant indispensable pour lever le confinement avec réussite. Nous ne voulons pas que, comme pour l’acquisition des masques, les habitant·e·s de nos collectivités soient mis en concurrence pour pouvoir être testés. Une étude de l’Inserm indique que pour maitriser l’épidémie en Ile-de-France, il faut être en capacité d’isoler une personne contaminée sur deux et pour cela, il faut tester à hauteur de 20 000 tests par jour. Des tests PCR et sérologiques doivent être disponibles. Une logistique avec les laboratoires doit être mise en place. Nos collectivités sont prêtes à jouer leur rôle, mais c’est à l’Etat d’organiser un cadre national que pour l’heure nous ne voyons pas venir.

« L’attitude du gouvernement est irresponsable  et dévastatrice pour l’idée même de ce que doit être l’école : un lieu d’apprentissage et de sociabilité. »

Nos concitoyen.ne.s s’inquiètent de la réouverture des écoles et des crèches. Après l’annonce d’une date présidentielle, des calendriers farfelus divulgués, voici désormais que le principe du « volontariat » détermine le retour ou non à l’école, plongeant ainsi les familles dans des affres de questionnements insolubles. Comment peut-on placer ainsi les familles au pied du mur, en les sommant de choisir alors qu’aucune garantie sur les conditions sanitaires n’est donnée ? C’est à la fois totalement irresponsable de la part de l’État mais aussi dévastateur pour l’idée même de ce que doit être l’école : un lieu d’apprentissage et de sociabilité pour tous les enfants.

En tant qu’élu·e·s locaux, comme de nombreux maires franciliens, nous refusons la délégation aux collectivités territoriales de la responsabilité de l’ouverture des établissements scolaires alors qu’aucun moyen humain, matériel et financier n’est accordé à nos communes, départements et région pour la mise en œuvre des protocoles sanitaires. Faire porter la responsabilité aux familles et aux collectivités pour cacher les défaillances du Gouvernement et le temps perdu par un État qui ne veut plus être stratège est lourd de graves dangers. A terme, ce que souhaite le gouvernement est que le libre-choix des individus sur nos communs, sur ce qui nous faisait faire société ensemble, comme l’école, devienne la règle. Comme élu·e·s, nous le réaffirmons avec responsabilité, si l’ouverture des écoles est une nécessité pour de très nombreuses familles, cela ne peut pas se faire dans la précipitation et au détriment de la santé des enfants et des personnels. Nous exigeons de l’Etat qu’il s’en donne les moyens en fournissant les tests et équipements de protection individuels nécessaires et en annulant toutes les fermetures de classes prévues à la rentrée de septembre.

« Tellement peu est prêt. Si peu, que la décision de lever le confinement a fait l’objet d’hésitation gouvernementale jusqu’à la dernière minute compte tenu des risques dus aux conditions de transport»

Les Francilien·ne·s s’inquiètent de devoir reprendre les transports en commun pour se rendre sur leur lieu de travail. Les agents de la SNCF, de la RATP et du réseau Optile s’en alarment également, et disent que les risques sont immenses tant le réseau de transports en commun est un vecteur massif de contamination. Il est évidemment inenvisageable de revenir aux plus de 5 millions d’usager.e.s quotidiens du réseau. Pour garantir le respect de la distanciation physique, il faut au maximum 1 million d’usager·ère·s par jour. Les 70% d’offre de transports annoncés sont déjà trop faibles, et ne seront vraisemblablement pas réalisables non plus.

Tellement peu est prêt. Si peu que la décision de lever le confinement a fait l’objet d’hésitation gouvernementale jusqu’à la dernière minute du fait des risques dus aux conditions de transport. Pour éviter de multiplier les risques de contaminations, il faudra éviter les cohues aux arrêts de bus, à l’entrée des gares, des stations, dont un certain nombre resteront fermées ou non desservies et dont les voyageurs resteront à quai les uns près des autres. Qui régulera les flux de voyageur.se.s ? Et comment ? Faudra-t-il exposer davantage pour cela les agents ? Les distributions massives de masques gratuits aux usager.e.s et agents, la mise en place de distributeurs de gel hydroalcoolique, seront absolument essentielles. Mais sur tous ces points, le Gouvernement n’est absolument pas à la hauteur. Et à l’incurie de l’Etat s’ajoute l’irresponsabilité de la Région qui, en conscience de l’impréparation dit qu’il faut essayer quel que ce soit le coût car l’activité économique doit reprendre à tout prix… Comme élu·e·s responsables, nous devons le dire : pour l’instant, rien n’est prêt !

Nous proposons un plan global pour limiter au maximum le recours aux transports en commun et éviter une reprise très rapide de la contamination dans notre Région. Un très haut niveau de télétravail doit être maintenu jusqu’à l’été. Cela est une solution transitoire mais nécessaire car nous sommes conscient.e.s qu’il peut être facteur de risques stress. Les horaires des transports en commun entre 7h et 9h et 16h et 19h doivent être réservés aux seuls salarié.e.s, avec un système d’information efficace en temps réel sur la fréquentation des lignes. La quantité de salarié.e.s contraint.e.s de prendre les transports doit être maîtrisée en régulant les autorisations de réouverture de certaines activités, en limitant dans chaque entreprise la part du personnel pouvant être physiquement présent et en maintenant les dispositifs de chômage partiel le temps nécessaire. Il faut évidemment exiger de l’État la distribution gratuite, et dans la durée, de masques à tou·te·s les usager·ère·s, qui doivent être obligatoires, en arrêtant de culpabiliser les usager·ère·s par une énième sanction.

Se pose aussi la question d’un retour massif de l’usage des voitures, qui relancerait la pollution atmosphérique, dont on sait qu’elle contribue aux maladies respiratoires aggravant les symptômes du Covid 19. Il faudrait aussi réguler réserver l’usage des routes aux heures de pointe aux seuls salariés afin de ne pas transformer notre Région en embouteillage géant. L’incitation forte à l’usage du vélo, avec l’extension des réseaux cyclables est également plus que jamais nécessaire. Certains départements et villes ont déjà mis en place ces mesures, elles doivent être soutenues et développées rapidement. Mais toutes ces conditions ne peuvent être remplies qu’avec des engagements concrets de l’État : ce n’est pas le cas aujourd’hui.

La très forte fréquentation de certaines lignes et les regroupements très denses dans certaines gares dès cette semaine donnent un aperçu du fiasco que pourraient vivre, à leurs dépens, les usager.e.s francilien.ne.s la semaine prochaine. En tant qu’élu·e·s, nous le disons : l’impératif de reprise économique ne peut se faire au détriment de la santé des Francilie·ne·s.

« Un déconfinement réussi passe par le rétablissement auprès de nos concitoyen·ne·s de la confiance envers la parole publique et politique »

Un déconfinement réussi passe par le rétablissement auprès de nos concitoyen·ne·s de la confiance envers la parole publique et politique. L’État a rompu cette confiance. Comme élu·e·s municipaux, départementaux et régionaux, nous avons le devoir de dire avec vérité quelle est la situation actuelle dans notre Région. Aujourd’hui, nous alertons sur les conditions désastreuses dans lesquelles s’amorce la levée du confinement en Ile-de-France.

Nous agissons pour les éviter, mais nous ne disposons pas des principaux leviers pour le faire. Avec lucidité, nous savons que mal lever le confinement nous placerait tous dans une situation dangereuse humainement, sanitairement et économiquement. L’Etat a la responsabilité d’établir un cadre national et de mobiliser les moyens nécessaires, en partenariat et en appui avec les acteurs locaux, pour engager un déconfinement progressif et donc réussi. Le chemin emprunté en Ile-de-France n’est pas celui-ci.

 

Par pcfvlr le 12 mai, 2020 dans Non classé
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8 mai 2020

Ecole: 1 2 3 soleil !

ecole 2020L’annonce de la date du 11 mai pour la réouverture des écoles ne s’accompagne d’aucune véritable politique pour rendre cette reprise possible ! L’État se défausse sur les collectivités territoriales et sur les familles. À chacun de bricoler avec les moyens du bord, quitte à provoquer une relance de l’épidémie… Pourtant, l’argent existe : le gouvernement trouve des milliards pour renflouer les grands industriels, mais pas pour garantir de bonnes conditions d’enseignement et d’apprentissage pour tous les enfants ?

Si, dans l’immédiat, les établissements scolaires doivent rouvrir, ce n’est que pour permettre de réels apprentissages et non pour être un mode de garde en direction des enfants des familles qui n’ont pas d’autre choix que de retourner travailler. C’est à l’école qu’on apprend et qu’on progresse, avec l’ensemble des élèves et des adultes dont c’est le métier.

Ils seraient bon contrairement à la mise en œuvre de la solidarité confisqué localement, que les forces d’oppositions locales et leurs élu-e-s soient associées et toutes les instances démocratiques respectées pour permettre une reprise et non une rentrée au passage. En effet seul 20% des enfants vont pouvoir réellement et irrégulièrement revenir à l’école en mai à Villeneuve et Ablon, contrairement au persiflage de M Blanquer.

Le PCF propose un plan d’urgence pour l’Éducation. Il se décline en 17 propositions que le PCF versé au débat:

http://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/themes/5ea05f8f4445ea5c8bb989bf/attachments/original/1588920320/PlanUrgenceEcolePCF.pdf?1588920320

 

 

Par pcfvlr le 8 mai, 2020 dans Non classé
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Rouge ou vert,

Rouge ou vert, la différence vient d’une politique gouvernementale de casse de l’hôpital public (PCF)

Aggravation des inégalités sanitaires, territoriales, sociales, économiques, manque de démocratie et de moyens financiers, reprise de l’activité au seul service des profits, voilà la réalité du plan de déconfinement du gouvernement.
La différence de couleur des régions ne vient pas de « résultats moins bons » comme l’affirme le Premier Ministre qui fait porter de manière inacceptable la responsabilité sur les Français.e.s. Elle vient d’une politique gouvernementale de casse de l’hôpital public, dans le prolongement des politiques menées ces dernières décennies. L’engagement des Français.e.s a lui été total, marqué par la dignité et le civisme, tout au long du confinement.
En effet, si le Pas de Calais, la Seine-saint-Denis ou Mayotte et d’autres sont en tension hospitalière, c’est surtout à cause du manque de lits chronique en réanimation ! La différence est édifiante entre la moyenne nationale qui est de 1 lit de réanimation pour 12 600 habitants et le Pas de Calais qui en compte 1 pour 17 000, la Seine-saint-Denis qui en compte 1 pour 16 500 ou Mayotte, avec 1 lit pour 27 000 habitants. Cette situation est inadmissible dans une République dont une des valeurs fondatrices est l’égalité. Les députés et sénateurs communistes, avec les responsables syndicaux, ont multiplié les alertes et les propositions pour renforcer l’hôpital public.

Pour tous les départements, rouges ou verts, c’est d’une réelle stratégie de déconfinement dont le pays à besoin. Le PCF a rendu public ce jour ses propositions. Fin de l’état d’urgence, fonds de 50 milliards, masques gratuits pour tous et politique de test massive, sélection des activités économiques, réduction du temps de travail, report de l’ouverture des écoles pour accueillir tous les élèves, augmentation des salaires… Des mesures fortes peuvent et doivent être prises pour un déconfinement réussi.
La vie humaine doit être protégée partout, dans toute la France et pour tous nos concitoyen.ne.s. Et la reprise de l’activité ne peut pas se faire comme avant : la transformation de notre mode de développement au service de l’humain et de la planète est plus nécessaire que jamais.

Par pcfvlr le 8 mai, 2020 dans Non classé
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30 avril 2020

1er mai 2020 Ouvrir le bonheur

1er mai 2020   Ouvrir le bonheur et tenir les luttes !

muguet villeneuvois

Depuis 1947, cette journée est pour les droits des salariés et marque la solidarité internationale aux quatre coins du monde. Vous le savez, les parlementaires communistes à l’AN, au Sénat se battent sans tergiverser depuis 2002 face aux libéraux de tous poils, pour que soient investis les moyens et les richesses vers les hôpitaux et les salariés. Le département du Val-de-Marne avec Christian Favier agit pour vous aussi. Face à Macron, nous ne pouvons pas nous retrouver dans la rue, sur les trottoirs, au porte-à-porte pour manifester, mais nous pouvons utiliser les réseaux sociaux, les balcons… Pour la vente du muguet que nous proposons, il en va de même.

Pour « l’humain et la planète d’abord », partager avec les militant·e·s, les citoyens, les voisins, collègues de travail le lien https://www.pcf.fr/1er_mai_le_programme_du_pcf.

Verser en ce 1er Mai aux organisations locales du PCF et assurer la survie difficile de nos luttes communes. Même virtuel, le brin de muguet, symbole de lutte, d’espoir, de bonheur, est d’actualité à Villeneuve et Ablon : http://pcfvlr.unblog.fr/

 

MERCI, RESTEZ CHEZ VOUS PRENEZ SOIN DE VOUS https://souscription.pcf.fr/

fichier pdf 1er mai vlr ablon

http://www.pcf94.com/

 

mieux vlr

 

Par pcfvlr le 30 avril, 2020 dans Non classé
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29 avril 2020

Faut-il rouvrir les écoles le 11 mai ?

Faut-il rouvrir les écoles le 11 mai ?

La crise que nous vivons met en lumière le rôle central de l’éducation dans notre démocratie : pour être pleinement citoyen·ne aujourd’hui, il faut maîtriser des savoirs complexes. Notre société a besoin d’une culture commune de haut niveau pour faire face à cette crise et à celles qui viendront. Les semaines d’interruption scolaire ont permis à de nombreuses familles de prendre conscience de l’importance du service public d’éducation nationale : c’est à l’école, ensemble et accompagnés par des professionnels, que l’on apprend.

En même temps, le leurre de la « continuité pédagogique » a révélé le caractère profondément inégalitaire de notre système éducatif : les inégalités d’équipement sont venues s’ajouter aux inégalités préexistantes (disponibilité, proximité avec la culture scolaire) et les remises sur le devant de la scène. Les franges les plus populaires du salariat et les couches moyennes, que les débats sur l’école avaient régulièrement tenté d’opposer, ont ainsi partagé une expérience commune, qui peut déboucher sur une revendication commune : celle d’un service public d’éducation nationale renforcé, ne déléguant aucun apprentissage aux familles, et réalisant son objectif d’égalité.

Le choix du gouvernement de rouvrir les écoles dès le début du déconfinement, le 11 mai, et la succession de prises de parole floues et contradictoires qui ont suivi, n’ont cependant pas permis à de telles revendications d’émerger. Au contraire, elles nourrissent un débat virulent, à la fois diviseur et anxiogène : faut-il rouvrir les écoles le 11 mai ? Faut-il attendre septembre ? La question permet d’opposer les enseignants et les familles, les parents qui devront retourner au travail et ceux qui pourront faire autrement… En déléguant aux élus locaux la mise en œuvre de la réouverture des établissements, et en laissant aux familles la possibilité de ne pas rescolariser leurs enfants, Macron et son gouvernement refusent de prendre leurs responsabilités.

La crise sanitaire devient alors le prétexte et l’instrument d’une refonte profonde du système éducatif : c’est la stratégie du choc. L’absence de préparation de la réouverture des écoles, la cacophonie gouvernementale contribuent à faire de la rentrée de mai une rentrée au rabais pour les enfants qui n’ont pas d’autre choix. De nombreuses familles affirment déjà qu’elles ne remettront pas leurs enfants à l’école le 11. Et ce sera la même chose en septembre, si nous ne parvenons pas à nous faire entendre d’ici là et à imposer, avec l’ensemble des acteurs de l’éducation, un changement de politique. Ainsi, sous prétexte de crise sanitaire, les familles s’habitueront progressivement à considérer que le service public d’éducation nationale est une solution par défaut, réservée aux familles qui n’ont pas d’autre choix. Tous ceux qui le peuvent iront chercher des solutions ailleurs : dans des établissements privés offrant de meilleures garanties sanitaires, dans les cours à distance ou le préceptorat à domicile… C’est la fin du service public universel et de l’école commune.

Les écoles doivent rouvrir le plus vite possible. Nos enfants en ont besoin : ils sont de plus en plus nombreux à s’éloigner de l’école et de ses apprentissages, au point qu’il sera difficile de les raccrocher. Mais elles doivent rouvrir dans des conditions qui permettent à toutes les familles d’y mettre leurs enfants sans crainte, et à tous les enfants d’apprendre. C’est pourquoi nous proposons un plan d’urgence pour l’éducation qui doit permettre la réouverture des établissements scolaires pour toutes et tous le plus vite possible, la préparation de la rentrée de septembre dans les meilleures conditions possibles, et la mise en route d’une réforme profonde des politiques éducatives, élaborée avec l’ensemble de la société. Ce plan répond à l’urgence sanitaire tout en amorçant la transformation du système éducatif dont notre société a besoin.

Un seul exemple : la sécurité sanitaire des enfants, des personnels et de leurs familles, tout comme la nécessité de raccrocher les élèves après une longue interruption scolaire, exigent la réduction des effectifs, dans l’immédiat et à la rentrée de septembre. Mais qui fera cours à ces groupes de 12 ou 15 élèves ? Et dans quels locaux ? Nous devons affirmer la nécessité d’un plan immédiat de recrutement d’enseignants et de personnels de l’Éducation nationale (augmentation du nombre de places aux concours et titularisation des précaires), assorti d’une relance de la formation continue, pour permettre à ces enseignants de faire évoluer leurs pratiques. Nous devons exiger un plan national d’équipement et de rénovation des bâtiments scolaires, pour que la charge liée à la crise sanitaire ne repose pas sur les seules collectivités locales. Les moyens pour mener ces politiques existent : comme l’hôpital, l’éducation nationale doit faire l’objet d’un investissement massif. C’est là, et pas dans les marchés financiers, que les milliards de la Banque centrale européenne seront utiles !

Marine Roussillon, membre du CEN, responsable collectif Révolution de la connaissance, éducation, enseignement supérieur et recherche.

Par pcfvlr le 29 avril, 2020 dans Non classé
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21 avril 2020

NON AUX FERMETURES DE CLASSES DANS LE VAL-DE-MARNE, EXIGEONS UN PLAN D’URGENCE POUR L’EDUCATION NATIONALE

FACE À LA RUPTURE PÉDAGOGIQUE, NON AUX FERMETURES DE CLASSES DANS LE VAL-DE-MARNE, EXIGEONS UN PLAN D’URGENCE POUR L’EDUCATION NATIONALE

Malgré les grandes déclarations du ministre autour de la si mal nommée « continuité pédagogique », la réalité du terrain est tout autre. De nombreux élèves sont livrés à eux-mêmes, que ce soit par la rareté du matériel informatique chez eux, par les difficultés de connexion internet, ou par les difficultés éprouvées par leurs parents à les accompagner dans une tâche dévolue pourtant à des professionnels, les enseignant.es. De manière plus prosaïque, l’espace de travail et de vie dont ils et elles disposent dépend évidemment des moyens financiers de leurs familles.

Le gouvernement et le ministre, dans ce contexte, tentent de récupérer honteusement les efforts fournis par les professionnels, à leurs frais.

Les enseignant.es notamment, ont dû s’autoformer à grande vitesse, alors que leur formation continue, y compris sur le numérique, est quasiment nulle. Ils ont également dû utiliser du matériel qu’ils et elles financent eux-mêmes.

L’exception notable, dans notre département, est liée, en collège uniquement, au dispositif ordival, financé par le département du Val-De-Marne, à direction communiste, et qui permet en cette période à tous•tes les élèves et à tous•tes les enseignant.es de bénéficier d’un matériel contribuant ainsi à réduire la fracture numérique. Un dispositif de cet ordre doit, dans l’urgence, être mis en place par la Région pour l’ensemble des élèves des lycées professionnel, mais aussi général et technologique.  Une politique de cet ordre, élargit aux étudiant-e-s et enseignant-e-s doit pouvoir être financée par l’Etat, sur tout le territoire !

Pour les classes qui ne passent pas d’examens cette année, il est urgent de produire au plus vite une adaptation des programmes sur plusieurs années, tenant compte des difficultés de cette année scolaire, et afin de cesser la compétition scolaire plus que jamais injuste qui se déroule actuellement. Mais pour cela, le gouvernement doit renoncer aux suppressions de postes et de classes tant dans le primaire que dans le secondaire. Dans le Val-De-Marne, alors que le nombre d’élèves augmente, c’est 19 équivalents temps plein dans le second degré qui sont supprimés et 104 classes et postes fermés dans le primaire. Ces suppressions doivent être annulées afin de permettre le rattrapage égalitaire du retard pris dans la période ! Dans ces conditions la tenue du CDEN du 21 avril est inadmissible !

Pour les classes à examens, et notamment les candidat.es au Baccalauréat, le Ministre Blanquer utilise l’épidémie pour faire appliquer son rêve : la fin du diplôme national du Bac via le contrôle continu ! Si d’ici l’été, aucune épreuve ne pouvait être organisée, il serait indispensable qu’un engagement public soit pris à ce qu’il s’agisse là d’une mesure exceptionnelle, et non pas de l’imposition de la réforme. Par ailleurs, alors que Parcoursup n’a modifié en rien sa temporalité, ni sa logique sélective, pas un élève ne doit se retrouver sans affectation à la rentrée universitaire, une affectation de son choix.

Reprise des cours ou garderie pour permettre aux parents d’aller travailler ?  Voilà la question que l’on est en droit de se poser, aprés les annonces du Président Macron, alors qu’universités, bars, restaurants, théâtres, cinémas et autres lieux culturels restent fermés. En vérité tout laisse penser qu’il semble s’être adressé à une petite partie de la population, le MEDEF et les marchés financiers. Ceci, alors que la France ne dispose toujours pas d’une stratégie pour fournir toutes les protections nécessaires à la population et aux salariés ; en particulier, en Ile de France qui est un cluster.

Comment  les maires vont-ils pousser les murs des classes pour que les enfants soient à plus d’un mètre les uns des autres? Comment garder à distance les enfants de maternelle ? Sans oublier que des millions d’élèves et de personnels prennent les transports en commun pour se rendre au travail. Bref, ils auront toutes les chances de se contaminer avant même d’arriver dans les écoles.

Nous pouvons le craindre, puisque rien n’a été dit non plus sur la manière de reprendre les cours, dans le but de réduire ces inégalités sociales, marquantes durant la période de confinement. En revanche, malgré la reprise, la suppression du bac national est maintenue. Enfin, pour une décision de cet ordre, puisque la « démocratie doit continuer de vivre » comme l’a dit Macron, il aurait été nécessaire d’échanger avec les forces syndicales et associatives des parents d’élèves et d’élèves, avec les élu•es et les forces politiques.

Au lieu d’avoir pour unique obsession de rassurer le Medef et les marchés financiers, Macron aurait dû annoncer la priorité sur la production et la mise à disposition de matériels de protection et de tests en grand nombre, permettant d’engager un processus de déconfinement maîtrisé ainsi qu’une grande politique de prévention. Enfin, ne suffit pas de citer « les jours heureux » en s’inspirant du programme du Conseil National de la Résistance pour être porteur d’espoir, à l’heure où la réorientation de l’argent s’impose vers tous les services publics.

Ainsi, le PCF 94 se mobilise pour une politique de rattrapage du retard et des inégalités liées à la période de confinement, ce qui exige en Val de Marne, en vue de la rentrée scolaire 2020, non seulement la suspension des suppressions de postes, de classes et d’heures de cours mais aussi un plan d’urgence, passant par un nombre d’élèves par classe n’excédant pas 24 élèves. Il est inadmissible que l’épidémie permette au ministre Blanquer de faire passer ses projets contestés, tant de suppressions de postes que de remise en cause du BACCALAURÉAT.

Si la crise amplifie les inégalités, elle révèle celles qui étaient déjà là : rattraper le retard, avec des petits groupes et la continuité des équipes pédagogiques que cela suppose, appelle à changer profondément de politique, à accroître massivement les emplois statutaires. Au scandale du versement par les Grandes entreprises des dividendes à leurs actionnaires, tel Total qui a versé au 1er avril 1,8 milliards d’euros, il est temps qu’un prélèvement sur le capital contribue à financer les services publics, il y va de la solidarité nationale.

 

Par pcfvlr le 21 avril, 2020 dans Non classé
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14 avril 2020

20h02 Macron, trop de blabla…

Les Français en ont assez du blabla, ils veulent des actes !

Le Président et le Gouvernement doivent enfin répondre concrètement aux urgences et aux besoins du monde du travail.

 

Le PCF appelle les Français, les forces vives sociales, associatives, culturelles et économiques, les représentants de salariés, des entreprises, les forces politiques républicaines à agir dans le sens exclusif de l’intérêt national et dans l’intérêt des familles du pays.

Ce n’est pas à la France qui travaille de payer les conséquences de la crise sanitaire. L’impôt sur la fortune doit être rétabli. Les revenus financiers doivent cotiser à la protection sociale. L’évasion fiscale doit être combattue. L’austérité budgétaire érigée en règle des traités de l’Union européenne doit être définitivement abandonnée.

Le manque de matériel médical du plus basique au plus perfectionné exige immédiatement une conversion industrielle sous l’autorité de l’État français. Plus largement, un véritable renouveau industriel s’impose pour que ce qui est essentiel à la Nation soit définitivement produit en France. Il n’est plus possible de voir des territoires entrer en compétition pour obtenir des masques, des blouses et de l’équipement. C’est à l’État de mettre en œuvre la planification médicale pour sauver davantage de vies et doter sans délai les hôpitaux du matériel et des produits dont ils ont besoin.

Les effets de la crise sur l’économie réelle se font maintenant durement ressentir et les moyens publics doivent être mis en face des besoins. La récession économique, dont les familles populaires et de la classe moyenne seraient les victimes, n’est pas une fatalité. Aussi un plan de relance massif doit être décidé dès maintenant pour empêcher les licenciements et les faillites.

L’argent public doit exclusivement être dirigé vers l’économie réelle. Le PCF exige l’interdiction des versements de dividendes aux actionnaires, et que toute entreprise qui l’aurait déjà fait en cette période de crise se voie retirer toute aide publique.

Les Français ne veulent pas d’une aumône temporaire pour survivre mais veulent vivre dignement. Afin d’améliorer leur pouvoir d’achat relancer la consommation, nous exigeons un « coup de pouce » significatif, une très nette revalorisation immédiate pour les salaires, les pensions de retraite et les prestations familiales et sociales. Ce serait là une vraie mesure de justice pour cette France des « héros du quotidien » qui travaille dur, tient le pays debout, mais qui est sous-payée. Pour ceux dont l’activité s’est arrêtée, le chômage partiel doit être pris en charge par l’Etat à 100%. Les prix des produits de première nécessité (carburant, énergie, alimentation, hygiène,…) doivent être encadrés par le Gouvernement. Certaines grandes surfaces ont outrageusement augmenté leurs prix, elles doivent être durement et financièrement sanctionnées.

Enfin, une réponse beaucoup plus claire sur la continuité de l’école doit être apportée à ces millions d’élèves et aux parents qui refusent de concevoir la scolarité de leurs enfants comme un bricolage au gré des disponibilités d’internet ou de l’ordinateur familial, quand il y en a un. Le dévouement des enseignants contraste avec l’inconséquence du Ministre de l’Education Nationale. 

Fortement sollicitées, les collectivités territoriales doivent voir leurs dotations relevées car elles continuent de prendre soin de leurs concitoyens en faisant vivre le service public local. C’est le sens de l’action constante et déterminée des élus communistes qui agissent au quotidien, du Parlement à la commune, pour porter la parole de ceux qui tiennent la France debout.

com fédé S.M PCF

Par pcfvlr le 14 avril, 2020 dans Non classé
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5 avril 2020

Tous coupables et bon dimanche ?

 

Tous coupables ?

images (4) Nous ne pouvons pas compter sur les maires de Villeneuve le Roi et Ablon pour mettre des mots sur l’épreuve du confinement et la peur que nous vivons. Vous aurez droit à VLR à quelques mises en scène uniquement en genre VRP des masques de Valou ! La com de la charité avant l’égalité reste la ligne au village…

D’ailleurs, en ce printemps à forte morbidité, des nouvelles petites publicités pour le denier du culte nous invitent à être des plus généreux.  La fondation de France attend votre geste de bonté également sur les conseils du Ministre du budget, le sieur Darmanin. Lui, si charitable en logements sociaux dans sa ville de Tourcoing et Monsieur « La voiture en soi n’est pas polluante » connait la chanson du don de soi !

Plus sérieusement, les serviteurs du marché libre et non faussé ont démantelé méthodiquement le système de santé français depuis 1986. Nous avons eu dans cette période seulement trois députés ici, M Schwatzenberg, M Gonzales et aujourd’hui Monsieur De Saint Martin. La droite extrême et l’extrême centre en 3 variantes donc.

Année après années, pouvoirs après pouvoirs, nous avons eu droit à la sainte-rationalisation, les tarifications à l’acte, les impératifs financiers, le gel des salaires, l’avènement des ARS, les restrictions… in fine, moins 68.000 lits en 15 ans. Au passage, nous avons gagné plus de 10 millions d’habitants en France sur cette même période. La dette que diable, il n’y a pas d’argent magique !

 

Les gardiens en charge de « la santé et des solidarités » sic… de cette longue opération aux séquelles lourdes voir assassines : François Fillon, Jean-François Mattei, Jean-Louis Borloo, Philippe Douste-Blazy, Marie-Josée Roig, Xavier Bertrand, Roselyne Bachelot-Narquin, Xavier Darcos, Éric Woerth, Marisol Touraine, Agnès Buzyn et aujourd’hui Olivier Véran.

Personne n’ignore donc sauf Yves Calvi, que la rationalisation des coûts fait que nous n’avons plus un masque de disponible dans le pays et que l’on vient à manquer de certains médicaments. Entre 2007 et 2016 le CNRS creuset national de la recherche fondamentale aura vu ses effectifs diminué de 1350 personnes. 4 Milliards serait nécessaire pour la recherche fondamentale en urgence. Voilà à quoi les 3.2 milliards de l’impôt sur les grandes fortunes (ISF) supprimé, seraient bien utiles !

S’il vaut mieux une 40 N qu’un 49.3, je souscris à cette idée que le coronavirus n’est pas la maladie, mais le symptôme ! Symptôme du libéralisme. Oui, ce fléau ne vient pas bousculer un corp sain, mais déjà un pays, un monde bien malade du capitalisme. La terre et les Hommes sont épuisés.

Les chambres froides mobiles comme en 2003 sont vites arrivées en 2020 à l’hôpital de St-Georges et ce bien plus rapidement que les masques FFP2. 

La cure d’austérité subit en France, nous la mesurons tous mieux, et ils nous en préparent déjà une subite pour demain afin de répondre au choc économique et dans la finance, que celle-ci refusera de supporter comme en 2008. Les coups des matraques demain vont-ils encore tomber comme à Gravelotte et comme depuis 2016 sur les urgentistes, les sapeurs-pompiers, les proies syndicalistes et tant d’autres travailleurs. Car sachons-le, les stocks de LBD sont au beau fixe eux, à moins que…

Privatiser les bénéfices, nationaliser les pertes au dépend de l’intérêt général qu’importe les disparitions humaines restera en l’occurrence et en vérité le mantra du Macronavirus ! Oui, décidemment, ils comptent leurs sous, nous comptons les morts. Alors, bas le masque sur les coupables qui nous refusent les tests !

Depuis le 21 avril 2002, il n’y a bien que les députés PCF et récemment LFI, dans les hémicycles et à Strasbourg qui se sont opposés totalement au libéralisme qui a empoissonné nos vies, a rogné lentement mais sûrement notre autonomie comme notre émancipation. Après 20 ans de manifs et de colères avec tant et si peu de camarades à Villeneuve j’en suis le témoin… je sais que le peuple peut encore choisir sa politique. Il peut choisir entre la radicale bienveillance ou la biensurveillance fatale.

Avoir un peu des certitudes ne fait pas de mal actuellement. Nous aurons après les applaudissements du 20h, les mains toujours propres, le choix ! Faisons le. 

Nous espérons que vous allez bien. Nous pensons bien à vous. Prenez soin de vous.

Grégory Géminel

https://www.humanite.fr/podcasts/communisme-une-idee-neuve-deuxieme-partie-rencontre-en-humanite-avec-bernard-vasseur-686934

Par pcfvlr le 5 avril, 2020 dans Non classé
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